Affaire Prizzon : les enfants toujours au Portugal, retour en France en préparation
L'ex-policier français Cédric Prizzon, âgé de 42 ans, a été arrêté mardi 24 mars 2026 au Portugal. Il est soupçonné d'avoir tué les mères de ses deux enfants en Aveyron, dans le sud de la France. Actuellement, il est placé en détention provisoire à l'établissement pénitentiaire de Guarda, après avoir été entendu par un juge du tribunal de Vila Nova de Foz Côa.
La situation des enfants
Le garçon de 12 ans et sa demi-sœur de 18 mois, qui avaient été portés disparus vendredi dernier, se trouvent toujours sur le sol portugais. Ils avaient été retrouvés avec leur père lors de son arrestation. Une source judiciaire a confirmé ce vendredi 27 mars 2026 que des démarches sont en cours pour organiser leur retour en France.
Les autorités portugaises ont contacté l'ambassade de France au Portugal en vue de leur rapatriement. Cependant, leur remise aux autorités françaises devra faire l'objet d'une décision d'un tribunal local, ce qui signifie que le retour des enfants ne sera pas immédiat. Ce processus juridique pourrait prendre un certain temps, selon les procédures en vigueur.
Les détails de l'affaire
Cédric Prizzon est soupçonné d'avoir tué sa compagne, qui est la mère de la fillette, ainsi que son ex-conjointe, mère du jeune garçon. Les deux corps ont été retrouvés enterrés dans un lieu isolé en Aveyron. L'ex-policier a été interpellé mardi lors d'un contrôle routier dans le nord-est du Portugal, où il se trouvait avec ses enfants.
La procédure judiciaire en cours
Du côté français, une source judiciaire a précisé qu'une mesure d'extradition va être mise en œuvre, une fois qu'un mandat d'arrêt européen sera émis. Ce mécanisme, qui a remplacé la procédure classique d'extradition entre États membres de l'Union européenne, permettra une remise plus rapide et simplifiée du suspect à la France.
Côté portugais, la procédure entre maintenant dans la phase d'instruction de l'enquête auprès du ministère public. Le parquet qui sera chargé du dossier n'a pas encore été désigné. Concernant une éventuelle remise immédiate du suspect, la même source a indiqué qu'une telle demande n'interviendrait pas à ce stade de la procédure, laissant place à des développements ultérieurs.
Les autorités des deux pays collaborent étroitement pour assurer le bon déroulement de cette affaire complexe, qui implique des enjeux familiaux et juridiques sensibles. Le retour des enfants en France reste une priorité, mais il est soumis aux contraintes légales internationales.



