Affaire Lyhanna : des homonymes accusés à tort de protéger le suspect
Affaire Lyhanna : des homonymes accusés à tort

Des accusations infondées sur les réseaux sociaux

Jérôme Barella, le principal suspect dans l'affaire Lyhanna, aurait été « protégé localement » par des membres de sa famille ? C'est ce qu'affirment, à tort, plusieurs internautes sur les réseaux sociaux. Leur argument ? Un ancien magistrat et un ancien maire d'un village du Gers portent le même patronyme.

L'amalgame est tout trouvé : ils portent le nom de famille « Barella » et auraient donc forcément « un lien » de parenté avec le principal suspect. « La famille Barella avait les bras longs », est-il écrit dans une publication, après avoir évoqué l'ancien élu dans le Gers, un certain Francis Barella. « Quand on connaît la promiscuité qu'il peut y avoir entre des procureurs, des policiers, des gendarmes et des élus locaux… il n'est pas interdit de creuser la piste d'une protection de Jérôme Barella localement ».

Une soi-disant photo de cet homme, habillé de l'écharpe tricolore, circule également sur les réseaux sociaux. Elle est régulièrement accompagnée d'une photo d'un ancien magistrat dénommé Dominique Barella. Il est présenté comme étant « ex-président du syndicat des magistrats ». Certaines publications vont jusqu'à indiquer, sans preuve, que ce dernier serait « l'oncle de Jérôme Barella ».

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Des démentis formels

Si les deux hommes existent vraiment, ils n'ont aucun lien de parenté avec le principal suspect dans la mort de la collégienne de 11 ans. Ils portent tout simplement le même patronyme. Et ça s'arrête là.

C'est d'ailleurs ce qu'a précisé Francis Barella, l'ancien maire de Sainte-Radegonde (Gers), qui a été visé par la complosphère. « Moi et ma famille, nous n'avons rien à voir avec Jérôme Barella. C'est juste un homonyme », a-t-il clarifié auprès de nos confrères d'ICI Occitanie. « Je n'arrive pas à croire qu'on ait pu m'accuser de protéger un criminel », poursuit-il. Auprès de la radio locale Hit FM, son fils a indiqué que plusieurs plaintes ont été déposées.

Par ailleurs, dans les montages cités plus haut, la photo associée à Francis Barella n'est pas bonne. C'est en fait le portrait d'un autre élu dans le Gers : Alain Scudellaro, maire de Lamothe-Goas. Sur son compte Facebook, le 6 juin dernier, il a par ailleurs annoncé entreprendre « toutes les démarches » pour « porter plainte pour diffamation ».

Dominique Barella également visé

Également visé par la complosphère, celui qui a été président de l'Union syndicale des magistrats (USM), Dominique Barella, a tenu lui aussi à démentir un quelconque lien avec le principal suspect. Contacté par Le Parisien, il indique ne pas utiliser les réseaux sociaux, et ne pas avoir eu connaissance de ces accusations infondées. « Je vais vérifier auprès de mes cinq petits-enfants qu'ils n'ont pas été embêtés à l'école », a ajouté le retraité.

Malgré les démentis des principaux concernés, de nombreux internautes continuent de relayer cette fausse information. Le fils de l'ancien édile dans le Gers souhaite que « ces calomnies » s'arrêtent.

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