André Ohanian, mari d’Adriana Karembeu avec lequel elle est en instance de divorce, a porté plainte ce vendredi 3 juillet contre l’ex-mannequin et son compagnon Marc Lavoine. Il leur reproche d’avoir mis en péril la sécurité et la santé mentale et physique de leur fille âgée de 7 ans, a appris l’AFP auprès de l’avocate de M. Ohanian.
Des accusations graves
La plainte, avec constitution de partie civile, a été déposée à Paris pour « manquement aux obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation d’un enfant mineur », « corruption de mineur », « diffusion de messages pornographiques susceptibles d’être vus ou perçus par un mineur » et « infractions à la législation sur les stupéfiants ». Elle vise à ce que « toute la lumière soit faite sur des faits susceptibles de porter atteinte à la protection et à l’intérêt supérieur de sa fille », a expliqué à l’AFP l’avocate de M. Ohanian, Me Najwa El Haïté.
Un contexte de divorce acrimonieux
Le 23 juin, le parquet de Paris a classé sans suite l’enquête visant Adriana Karembeu pour soustraction aux obligations parentales, après un signalement de son mari fait en mars et complété en mai. La procédure de divorce entre l’ex-mannequin star et André Ohanian, mariés en 2014, est acrimonieuse. Les époux se sont notamment accusés à tour de rôle d’avoir exposé leur fille à des contenus à caractère sexuel, via des supports numériques, comme l’iPad de l’enfant resté synchronisé à celui d’un parent ou le téléphone de l’autre adulte avec lequel l’enfant jouait, selon des sources proches du dossier.
Les positions des parties
Contactées vendredi par l’AFP, les avocates de l’actrice et animatrice de 54 ans, Mes Nathalie Tomasini et Maeva Zampori, n’ont pas donné suite dans l’immédiat. Fin juin, dans un communiqué, elles avaient souligné que l’enquête avait abouti à un classement sans suite car « aucun élément de preuve ne permettait de caractériser l’ensemble des accusations formulées ». « Dans le cadre de la procédure de divorce en cours, Mme Karembeu a déjà produit des éléments établissant qu’elle a consacré davantage de temps à leur fille que son époux », assuraient-elles. Des affirmations que conteste André Ohanian, 71 ans. Son avocate souligne notamment que « les pièces versées aux débats et de très nombreuses attestations démontrent précisément l’inverse » et que l’enfant réside habituellement à Marrakech chez son père, où elle est scolarisée.



