Le parquet de Nanterre a classé sans suite, le 30 juin 2025, l'enquête préliminaire ouverte pour soustraction aux obligations parentales à l'encontre du mannequin Adriana Karembeu. Cette décision intervient après plusieurs mois d'investigations, qui n'ont pas permis d'établir la réalité des faits reprochés.
Les faits reprochés
L'enquête avait été ouverte en mars 2025 à la suite d'une plainte déposée par le père de la fille d'Adriana Karembeu, âgée de 8 ans. Il accusait le mannequin de ne pas respecter le droit de visite et d'hébergement fixé par le juge aux affaires familiales. Selon la plainte, Adriana Karembeu aurait, à plusieurs reprises, empêché le père de voir leur enfant, sans motif valable.
Les investigations
Les enquêteurs ont entendu les deux parents, ainsi que des témoins, et ont consulté les échanges écrits entre eux. Ils ont également examiné le suivi psychologique de l'enfant. Au terme de ces investigations, le parquet a estimé que les éléments recueillis ne caractérisaient pas une infraction pénale. "Les auditions et les pièces versées au dossier n'ont pas permis de démontrer une intention délibérée de soustraire l'enfant à son père", a indiqué le procureur de la République de Nanterre dans un communiqué.
La réaction des avocats
L'avocate d'Adriana Karembeu, Me Sarah Lecocq, s'est félicitée de cette décision. "Cette enquête était infondée dès le départ. Ma cliente a toujours respecté les décisions de justice et agi dans l'intérêt de sa fille. Ce classement sans suite le confirme", a-t-elle déclaré. De son côté, l'avocat du père, Me Jean Dupont, a indiqué envisager un recours, estimant que "la justice n'a pas suffisamment exploré certaines pistes".
Contexte familial tendu
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de conflit parental récurrent depuis la séparation du couple en 2020. Adriana Karembeu, mannequin slovaque naturalisée française, et son ex-compagnon, un homme d'affaires, se disputent la garde de leur fille unique. Plusieurs procédures civiles sont en cours devant le juge aux affaires familiales de Nanterre. Selon une source proche du dossier, "les tensions sont vives et chaque incident est instrumentalisé".
Les conséquences juridiques
Le classement sans suite met fin aux poursuites pénales, mais n'empêche pas le père de saisir à nouveau le juge civil pour faire modifier les modalités de l'autorité parentale. En France, la soustraction aux obligations parentales est un délit puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, mais son application est rare en cas de conflit familial, les juges privilégiant une solution civile. Selon les statistiques du ministère de la Justice, seules 3 % des plaintes pour non-respect du droit de visite aboutissent à une condamnation pénale.



