Ado de 17 ans meurt après une course-poursuite à Toulouse : deux enquêtes ouvertes
Ado de 17 ans meurt après une course-poursuite à Toulouse

Deux enquêtes ont été ouvertes à Toulouse après le décès d'un adolescent de 17 ans, survenu vendredi soir au CHU Purpan, des suites de blessures subies lors d'une course-poursuite avec la police nationale. Le parquet de Toulouse a confirmé l'ouverture de ces procédures, confiées à la division de la criminalité territoriale (DCT).

Les circonstances du drame

Le jeune homme, prénommé Anis, circulait à scooter dans la nuit de jeudi à vendredi. Vers 1h00, dans le quartier des Arènes, des policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont observé une transaction ressemblant à un échange de stupéfiants entre un automobiliste et le conducteur du deux-roues. Selon le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, le scooter a alors pris la fuite, franchissant plusieurs feux rouges, prenant des avenues à contresens et circulant sur des trottoirs et zones piétonnières malgré la présence de piétons.

D'après les premiers éléments de l'enquête, confirmés par la vidéosurveillance, le jeune homme a forcé le passage en obligeant un fonctionnaire de police à s'écarter. Il a ensuite percuté les ailes de deux véhicules de police, selon les procès-verbaux. L'accident s'est produit vers 1h30, et le jeune homme, qui portait un casque, a été blessé. Une source policière a indiqué qu'il avait subi un traumatisme thoracique.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un décès après une aggravation de l'état de santé

Lorsqu'il a été pris en charge, Anis était conscient et se plaignait de douleurs, son pronostic vital n'était pas engagé à ce moment-là, a précisé le procureur. Il a été conduit au CHU Purpan, mais son état s'est aggravé dans la nuit. Il est décédé vendredi soir à l'hôpital. Une somme de plus de 1 000 euros en liquide a été trouvée dans sa sacoche, selon le procureur.

Le jeune homme était un mineur étranger isolé, sans antécédent judiciaire, a indiqué David Charmatz. Il avait des oncles et tantes en France, le reste de la famille vivant en Algérie, selon l'avocat de la famille, Joris Morer. La famille attend les résultats de l'autopsie, qui devait être pratiquée lundi ou mardi, et envisage de déposer plainte pour comprendre les circonstances du décès.

Deux enquêtes distinctes

Le parquet de Toulouse a ouvert deux enquêtes : la première pour recherche des causes de la mort, la seconde pour refus d'obtempérer aggravé par la mise en danger d'autrui et violences volontaires sur dépositaires de l'autorité publique. Ces procédures ont été confiées à la division de la criminalité territoriale (DCT).

Me Morer a expliqué que la famille n'avait pas encore accès au dossier. "La famille savait qu'il était en garde à vue, mais ils pensaient qu'il allait sortir ou être déféré", a-t-il déclaré. Après presque 24 heures sans nouvelles, "ils reçoivent un coup de téléphone d'un policier qui leur dit qu'il est décédé la veille". Selon l'avocat, la famille souhaite que "l'entière lumière soit faite sur les conditions du décès d'Anis".

L'enquête devra déterminer les circonstances exactes de la course-poursuite et de l'accident, ainsi que la responsabilité éventuelle des forces de l'ordre. Les résultats de l'autopsie et les analyses de la vidéosurveillance seront déterminants pour établir les faits.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale