Une collision mortelle survenue dans le nord-est de l'Angleterre le samedi 22 août a conduit à l'arrestation de douze personnes, a annoncé lundi la police de Cleveland. L'accident, impliquant un véhicule circulant à contresens, a fait sept morts, dont deux policiers et cinq jeunes hommes âgés de 17 à 23 ans qui se trouvaient dans le véhicule.
Douze interpellations et enquête élargie
Les douze personnes arrêtées, neuf hommes et trois femmes, sont soupçonnées de plusieurs infractions, notamment de « possession d'arme à feu et participation aux activités d'un groupe criminel organisé ». La police a également précisé que quatre des passagers du véhicule avaient des antécédents judiciaires. L'enquête s'élargit après cette course folle aux conséquences mortelles.
Préoccupations sur les réseaux sociaux
Cet accident survient alors que les autorités britanniques et irlandaises s'inquiètent de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrant des jeunes adoptant des comportements dangereux au volant. La police de Cleveland a toutefois indiqué que « rien n'indique que les comportements constatés vendredi soir et samedi matin aient été filmés pour TikTok ».
La question de l'influence des réseaux sociaux avait déjà été soulevée en Irlande après deux collisions similaires, dont l'une avait coûté la vie à cinq adolescents. Selon l'opérateur du réseau autoroutier irlandais, les signalements de conduite à contresens ont augmenté de 32 % depuis le début de l'année par rapport à la même période de 2025. « La situation échappe manifestement à tout contrôle », a estimé le syndicat de policiers GRA.
Réactions des autorités et du régulateur
Au Royaume-Uni, les autorités ont contacté TikTok. « Quiconque fait l'apologie de la conduite dangereuse se rend coupable d'un acte répréhensible et inacceptable », a déclaré le Premier ministre britannique Andy Burnham lundi. Downing Street a également estimé que les contenus de « glorification de conduites dangereuses à des fins de divertissements […] doivent être retirés ».
Le régulateur britannique Ofcom a rappelé que « les plateformes sont tenues de réduire au minimum l'exposition des enfants aux contenus violents ou qui encouragent des défis dangereux ». Une enquête est déjà ouverte sur le respect par TikTok de ses obligations concernant la sécurité des mineurs en ligne. La plateforme affirme de son côté limiter la diffusion des contenus encourageant des comportements dangereux et supprimer ceux qui contreviennent à ses règles.



