Le conseil municipal de Langogne (Lozère) a adopté à l'unanimité, lors de sa séance du 25 août, une motion concernant l'avenir de l'abattoir local. Cette structure, dont l'activité est gérée par une régie autonome depuis plus de 50 ans, fait face à des difficultés financières depuis deux ans, marquées par une baisse importante du tonnage et une augmentation massive du coût des fluides. Les élus appellent à une mobilisation élargie des acteurs économiques pour pérenniser cet outil indispensable à la filière bovine locale.
Les décisions administratives et financières de la séance
La première décision du conseil municipal du 25 août a été l'adoption à l'unanimité du règlement intérieur du conseil municipal. Le deuxième dossier concernait l'acquisition par la commune de la maison des associations auprès de la Région Occitanie, par un acte de forme administrative. Il s'agit des parcelles ZH 82, 83, 84 et 85, représentant une surface totale de 4 626 m², pour un montant de 80 000 €. La signature a été paraphée par le premier adjoint au maire, Quentin Boyer.
Le troisième sujet à l'ordre du jour traitait du contrat de maintenance de la chaufferie du complexe de la salle polyvalente, de la piscine, de l'école publique et de la crèche. Le groupement de commandes est coordonné par la communauté de communes. Les élus ont désigné les membres de la commission d'appel d'offres relative à l'entretien de cette chaufferie. Jean-François Collange et Gérard Viala ont été désignés, avec comme suppléants respectifs Richard Dutrulle et Henry Prouhèze.
Subvention à la Pétanque langonaise et motion sur l'abattoir
La délibération suivante portait sur l'attribution d'une subvention exceptionnelle de 180 € à la Pétanque langonaise, pour l'organisation de championnats. Cette somme porte le total des subventions pour ce club à 540 €.
Puis les élus ont voté à l'unanimité une motion concernant l'abattoir. Cette structure, dont les bâtiments sont la propriété de la commune, est gérée par une régie autonome à personnalité juridique distincte depuis plus de 50 ans. Depuis deux ans, l'abattoir fait face à des difficultés financières, dues d'une part à une baisse de tonnage importante et d'autre part à une augmentation massive du coût des fluides. Le fonctionnement de l'abattoir doit être envisagé dans un cadre bien plus large.
Un appel à la mobilisation des acteurs économiques
Actuellement, la commune porte toutes les charges et les risques. En tant que propriétaire du bâtiment, elle doit procéder régulièrement à des investissements de plusieurs millions d'euros pour maintenir l'outil et le mettre aux normes. Par ailleurs, en cas de faillite de la régie, le déficit et les dettes sont supportés intégralement par la commune.
À titre de comparaison, des abattoirs de tonnage équivalent (environ 4 000 tonnes) sont soutenus par des collectivités territoriales beaucoup plus importantes. Il est indispensable que les acteurs économiques concernés s'engagent financièrement pour conserver cet outil : Région, Département, commune, communauté de communes et collectivités voisines, Chambres consulaires de Lozère, d'Ardèche et de Haute-Loire, éleveurs et professionnels de la viande. La motion votée par le conseil municipal constitue une première étape, mais la survie de l'abattoir dépendra de la mobilisation financière de l'ensemble de ces acteurs.



