Les douaniers de l'aéroport de Sétif, en Algérie, ont saisi 12 000 euros en liquide non déclarés appartenant à une voyageuse venant de Lyon, lundi 17 août. Selon un communiqué de la direction générale des douanes, relayé par Tout sur l'Algérie (TSA), la somme a été découverte lors d'une fouille corporelle. La passagère, qui venait d'atterrir d'un vol en provenance de France, risque désormais des poursuites judiciaires.
Une fouille corporelle révèle 12 000 euros en cash
L'incident s'est déroulé à l'aéroport international de Sétif (8 Mai 1945). Les agents du service de contrôle des passagers, relevant de l'Inspection des douanes de Sétif et de la Direction régionale des douanes de Sétif, ont procédé à la fouille corporelle de la voyageuse. Celle-ci transportait 12 000 euros en liquide, répartis en coupures de 50 et 200 euros. La somme n'avait pas été déclarée, en violation de la législation algérienne.
La loi algérienne impose une déclaration dès 1 000 euros
En Algérie, toute personne possédant plus de 1 000 euros sur elle est tenue de déclarer ses devises auprès du service des douanes. À défaut, des procédures judiciaires peuvent être engagées, en plus de la saisie des fonds. La direction générale des douanes a confirmé la saisie dans un communiqué, précisant que les agents ont saisi 12 000 euros non déclarés lors du contrôle douanier d'un vol international en provenance de Lyon, France.
Des règles différentes en France et dans l'Union européenne
En France et dans l'ensemble de l'Union européenne, le seuil de déclaration est plus élevé. Selon le portail de la Direction générale des douanes et droits indirects, tout transport transfrontalier d'argent liquide d'un montant égal ou supérieur à 10 000 euros doit être déclaré à la douane. La voyageuse, qui a tenté d'entrer en Algérie avec une somme largement supérieure au plafond local, se trouve désormais dans une situation juridique délicate. Les autorités algériennes n'ont pas précisé si la passagère a été placée en garde à vue ou si elle a été autorisée à repartir. L'affaire est désormais entre les mains de la justice algérienne, qui décidera des suites à donner.



