Régine Komokoli, élue municipale La France insoumise (LFI) à Rennes, victime de racisme, a annoncé qu'elle ne démissionnera pas. « Je ne peux pas arrêter, ce serait trop facile pour ceux qui m'attaquent », a-t-elle déclaré, selon Libération.
Une élue ciblée par des attaques racistes
Régine Komokoli, conseillère municipale déléguée à la lutte contre les discriminations à Rennes, a été victime de plusieurs attaques racistes, notamment sur les réseaux sociaux. Ces attaques ont débuté après son élection en 2020. Elle a reçu des messages haineux, des insultes et des menaces, certains allant jusqu'à remettre en cause sa légitimité en raison de ses origines.
Dans un entretien accordé à Libération, l'élue a expliqué avoir porté plainte. « J'ai déposé plainte, car il y a des limites à ne pas franchir. On ne peut pas laisser dire n'importe quoi », a-t-elle indiqué. Elle a également souligné que ces attaques ont des conséquences sur sa vie personnelle et professionnelle, mais qu'elle refuse de céder.
Un refus de démissionner et un soutien affiché
Malgré la pression, Régine Komokoli a affirmé sa détermination à poursuivre son mandat. « Je ne peux pas arrêter, ce serait trop facile pour ceux qui m'attaquent », a-t-elle insisté. Elle a également reçu le soutien de ses collègues élus et de la maire de Rennes, Nathalie Appéré, qui ont condamné ces actes.
L'élue a par ailleurs appelé à une prise de conscience collective sur le racisme en politique. « Il faut que les partis politiques prennent leurs responsabilités et soutiennent leurs membres victimes de telles attaques », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné l'importance de la diversité dans les instances politiques.
Un phénomène plus large de racisme en politique
Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de racisme en politique. Plusieurs élus, notamment issus de minorités, ont rapporté avoir été victimes de discriminations ou d'attaques racistes. Selon une étude récente, 30 % des élus locaux déclarent avoir été victimes de violences ou d'incivilités, dont une part importante à caractère raciste.
Régine Komokoli espère que son combat contribuera à faire évoluer les mentalités. « Je veux que mes enfants et les générations futures puissent s'engager en politique sans craindre pour leur sécurité », a-t-elle conclu. Elle a également annoncé qu'elle continuerait à travailler sur les questions de lutte contre les discriminations au sein de la municipalité.



