Marche des fiertés à Agen : liens entre générations et milieux
Marche des fiertés à Agen : liens et diversité

Ce samedi 9 mai, la Marche des fiertés à Agen a été l'occasion de renouer des liens entre urbains et ruraux, mais aussi entre les générations, malgré des fossés encore présents.

Une participation moins nombreuse mais toujours fervente

Moins de monde pour cette nouvelle édition ? Les statistiques ne trompent pas. En tout cas, il n'y avait pas moins de ferveur ni moins d'originalité, tant dans les messages que dans la façon de revendiquer son homosexualité ou simplement sa différence. Déguisements, paillettes, oui, il y en avait. Revendiqués, assumés. Mais pas seulement.

« Je ne me retrouve pas forcément dans ce décorum », avoue Fabien. Cependant, le tout juste trentenaire est là. Parce qu'amoureux d'un garçon depuis longtemps. « On va se marier… » Et militer pour Fiertés 47, se montrer, tout simplement, « même si je ne suis pas forcément dans le réseau », oui, il y tient.

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Des slogans traduits en langue des signes

Les slogans étaient traduits en langue des signes tout au long de la manifestation. Un peu en retrait du militantisme, « faire nombre, cela compte aussi, surtout aujourd'hui où les droits des personnes homosexuelles sont remis en cause, où des jeunes sont toujours rejetés par leur famille à cause de leur orientation sexuelle. On en parle dans des pays comme la Russie, mais dans nos campagnes, c'est aussi, hélas, encore le cas… », soulignent de jeunes militants, souvent lycéens.

« Nous bénéficions de leurs actions, c'est normal de venir », même discrètement, même pas forcément maquillé. Juste là. Même en langue des signes, sur un des chars présents, où tous les slogans, déclarations, étaient traduits.

L'hôtel de ville pavoisé aux couleurs arc-en-ciel

Moins de monde ? Difficile à dire. Cela dit, fiers, tous l'étaient. En jeans ou en résille, en perruque ou le crâne rasé. « Nous avons tous dû prendre notre courage à deux mains pour, à un moment, affirmer notre homosexualité, notre bisexualité, le fait d'être homme dans un corps de femme ou l'inverse. » Certains, dans les rangs de la manifestation, n'ont pas encore franchi le pas.

Comme voté en Conseil municipal, l'hôtel de ville a été pavoisé aux couleurs du drapeau arc-en-ciel. Cette année, les élus ont franchi un pas, celui de pavoiser, pour 24 heures, le fronton de l'hôtel de ville et du théâtre aux couleurs arc-en-ciel.

Une soirée au Florida ouverte à tous

La soirée s'est prolongée au Florida, pour une soirée drag, queer, et surtout ouverte à tous. Un défilé, mais aussi des stands et animations ont jalonné la journée, jusqu'au bout de la nuit avec les spectacles au Florida.

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