À 22 ans, Manon affirme que le fait de ne plus s’épiler l’a « libérée d’une forme de charge mentale ». Dans un témoignage publié le 2 septembre 2026, elle revient sur son parcours, depuis les premières séances d’épilation au lycée jusqu’à l’abandon progressif de cette pratique, et sur la remise en question des normes imposées au corps féminin qui en a découlé.
Des premiers poils arrachés à la pince
Manon a commencé à s’épiler au lycée, après en avoir parlé avec sa mère, qui avait elle-même eu recours à l’épilation définitive au laser. « J’ai démarré avec les quelques poils que j’avais au niveau de la lèvre supérieure : je les ai retirés seule, un par un, avec une pince », raconte-t-elle. Elle a ensuite utilisé de la cire pour les aisselles.
Cette décision s’est imposée « très naturellement », explique la jeune femme, sous l’influence de ses discussions avec des copines et des images véhiculées par les publicités et les films, où « toutes les femmes étaient imberbes ». Elle souligne que ces représentations marquent profondément à l’adolescence : « Quand on est jeune, ça marque très profondément, alors à l’arrivée des premiers poils, on se dit qu’il faut les enlever. »
Un choix qui interroge les normes féminines
Au fil du temps, Manon a laissé progressivement pousser ses poils. Ce choix l’a conduite à s’interroger sur les normes imposées au corps féminin. Pour elle, « la féminité ne se résume pas à une question d’esthétique et d’aisselles imberbes ».
Ce témoignage s’inscrit dans une série intitulée « Mes poils et moi », dont il constitue le deuxième épisode. Le premier épisode, publié le 1er septembre 2026, donnait la parole à Laura, 19 ans, qui confiait : « Dès que je sens un poil quelque part sur mon corps, j’ai envie de le raser. » Les épisodes suivants, du troisième au cinquième, seront mis en ligne prochainement.
Les propos de Manon ont été recueillis par Cyriaque de Laage. L’article, réservé aux abonnés, a été publié à 7h00 et nécessite une lecture de deux minutes environ. L’illustration est signée Palm Illustrations pour « Le Nouvel Obs ».



