L'Iran pilonne des bases américaines dans le Golfe, 11 morts
L'Iran pilonne des bases américaines, 11 morts

L'Iran a attaqué, mercredi 2 septembre 2026, des bases militaires américaines au Moyen-Orient, en riposte à une deuxième salve de frappes des États-Unis, faisant au moins 11 morts et provoquant une flambée des cours mondiaux du pétrole. Cette escalade militaire directe entre Téhéran et Washington marque un nouveau pic de tension dans la région.

Une riposte iranienne décisive après les frappes américaines

Le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé sur X la fin d'une vague de frappes contre des cibles du Corps des Gardiens de la Révolution iranien, notamment des sites de défense aérienne, des systèmes radar et des installations maritimes. En réponse, l'agence de presse d'État Tasnim a rapporté que l'Iran avait lancé une "opération décisive en riposte", visant "les bases et les intérêts américains dans la région" avec des missiles et des drones. Les Gardiens de la Révolution ont ensuite revendiqué des attaques contre des bases militaires américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn.

Le président américain Donald Trump avait menacé sur Truth Social : si Téhéran "riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement et plus fort". Il a ensuite affirmé que les États-Unis avaient un "contrôle quasi-total du détroit d'Ormuz" et que l'économie iranienne était en train de "s'effondrer complètement", tout en demandant : "Quand le peuple iranien va-t-il se soulever et se battre ?"

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Bilan humain et réactions régionales

Les médias d'État iraniens ont donné un bilan d'au moins 11 morts dans les frappes américaines : quatre lors d'un mariage dans la région d'Hormozgan (sud-est), où une cinquantaine de personnes ont été blessées, et sept dans la région du Khouzestan (ouest), avec huit blessés supplémentaires. L'armée jordanienne a annoncé avoir détruit dix missiles tirés depuis l'Iran, précisant que trois autres s'étaient écrasés à l'écart de zones habitées sans faire de blessés. Le Koweït s'est également déclaré visé par des missiles et des drones, et des sirènes d'alerte ont retenti tôt mercredi matin à Bahreïn, selon des correspondants de l'AFP.

Le porte-parole du commandement militaire central de l'Iran, Ebrahim Zolfaghari, a promis des "ripostes plus larges et plus destructrices" en cas de poursuite des attaques américaines, adressant la même mise en garde à "tout pays coopérant avec l'armée américaine agressive".

Escalade économique et navale

Les frappes américaines ont commencé peu après que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé à un retour de la diplomatie, assurant que si les États-Unis respectaient le protocole d'accord signé en juin, "la République islamique d'Iran prendra immédiatement des mesures réciproques". La télévision d'État iranienne a fait état mardi 1er septembre de plusieurs explosions près de Bandar Abbas, de l'île de Qeshm et de l'île de Lavan, qui abrite l'un des terminaux d'exportation de pétrole iranien. Un aéroport du sud de l'Iran, dans la province de Kerman, a également été visé.

Ces frappes interviennent après que deux pétroliers ont été touchés par "des projectiles d'origine inconnue" alors qu'ils sortaient du détroit d'Ormuz, selon l'agence maritime grecque Marisks. Les cours des hydrocarbures ont bondi, le baril WTI américain repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet, et le gaz européen se négociant au plus cher depuis plus de trois ans.

Menaces persistantes et position américaine

Les États-Unis avaient déjà mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des cibles militaires sur une île iranienne. L'Iran avait riposté en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis. Téhéran veut désormais prélever des droits de passage dans le détroit d'Ormuz, où la navigation était libre avant le début du conflit. Le gouvernement américain a promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, passant par des sanctions dont les contours restent à préciser. Les autorités iraniennes ont appelé mardi à réduire la consommation d'essence, confrontées à des difficultés d'importation dues au blocus naval imposé par les États-Unis.

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Le porte-avions américain USS Abraham Lincoln est arrivé en Thaïlande mercredi matin après plus de neuf mois en mer, selon des journalistes de l'AFP. D'abord envoyé en mer de Chine méridionale, il avait été redéployé au Moyen-Orient au début de la guerre fin février, et la dégradation des conditions de vie de ses marins fait polémique aux États-Unis.