Kidmaxxing : l'obsession des ultra-riches pour la descendance
Kidmaxxing : l'obsession des ultra-riches

Le « kidmaxxing », contraction de « kid » (enfant) et « maxxing » (maximiser), désigne une tendance croissante parmi les ultra-riches : tout mettre en œuvre pour avoir le plus d'enfants possible, en recourant aux dernières avancées médicales et juridiques. Selon une enquête du Point, ce phénomène, inspiré des communautés en ligne de « self-improvement », séduit une élite mondiale qui voit dans la procréation un nouveau terrain de compétition.

Des méthodes médicales poussées à l'extrême

Les adeptes du kidmaxxing n'hésitent pas à utiliser des techniques de fertilité avancées : fécondation in vitro, gestation pour autrui (GPA), don d'ovocytes, voire sélection génétique d'embryons. Certains vont jusqu'à congeler leurs gamètes dès leur plus jeune âge pour garantir une fertilité optimale. « Nous assistons à une marchandisation de la procréation, où l'enfant devient un produit que l'on peut optimiser », explique Sophie Dubois, sociologue spécialiste des nouvelles parentalités.

Un phénomène amplifié par les réseaux sociaux

Le terme « kidmaxxing » a émergé sur des forums comme Reddit, où des utilisateurs partagent leurs stratégies pour « maximiser » leur descendance. Des influenceurs milliardaires, comme Elon Musk, qui a eu 12 enfants, sont souvent cités en exemple. Cette visibilité médiatique encourage d'autres ultra-riches à suivre le mouvement. Selon une étude récente, 15 % des milliardaires américains auraient eu recours à des mères porteuses, contre 5 % de la population générale.

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Des conséquences juridiques et éthiques

Cette pratique soulève de nombreuses questions éthiques et juridiques. En France, la GPA est interdite, mais certains ultra-riches contournent la loi en se rendant à l'étranger. Les experts s'inquiètent également des conséquences pour les enfants, qui pourraient être perçus comme des « trophées » plutôt que comme des individus à part entière. « Le kidmaxxing pose la question de l'intérêt supérieur de l'enfant, qui risque d'être relégué au second plan », souligne Maître Claire Fontaine, avocate en droit de la famille.

Une tendance qui interpelle la société

Au-delà des cas individuels, le kidmaxxing interroge notre rapport à la parentalité et à la richesse. Alors que certains y voient une liberté individuelle, d'autres y voient une dérive consumériste. Les associations de protection de l'enfance appellent à une régulation internationale pour encadrer ces pratiques. « Il est urgent de définir un cadre éthique pour éviter que la procréation ne devienne un simple marché », conclut Sophie Dubois.

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