Dans une interview accordée au Figaro, Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, compagne de Jordan Bardella, président du Rassemblement National, évoque sa vie aux côtés de ce dernier et sa place dans son engagement politique. Elle y aborde notamment sa rencontre avec Marine Le Pen, les critiques liées à son appartenance aristocratique, ainsi que les ambitions et la discipline de son compagnon.
Une rencontre « très sympathique » avec Marine Le Pen
Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, souvent discrète dans les médias, a accepté de se confier au Figaro. Interrogée sur son association avec le Rassemblement National, elle déclare que cela ne lui pose aucun problème. Elle qualifie sa rencontre avec Marine Le Pen à Nice, en juin dernier, de « très sympathique », ajoutant : « J’admire sa force ».
Face aux critiques récurrentes sur son appartenance à l’aristocratie, elle reste sereine : « Jordan et moi, on vient de deux univers différents […] je remercie mes parents pour l’éducation qu’ils nous ont donnée », explique-t-elle.
Un regard admiratif sur Jordan Bardella
En tant que compagne, elle porte un regard admiratif sur le président du RN. Le 7 juillet dernier, lorsque Marine Le Pen a décidé de se lancer dans la course à la présidentielle, Jordan Bardella a dû y renoncer. Maria Carolina, qui était à Paris ce jour-là, raconte : « C’était important d’être là […] Dès le lendemain, Jordan s’est dit : “Ok, il faut continuer, il faut redresser la France” en tant que peut-être prochain premier ministre. »
Elle poursuit : « Jordan est obsédé par l’avenir de la France, par les Français. Ce n’est même pas la politique qui le captive : c’est le destin de son pays qui provoque son obsession, sa turbulence. Il ne décroche jamais. »
Interrogée sur les « bisbilles » entre Marine Le Pen et Jordan Bardella rapportées par la presse, elle assure ne pas s’y intéresser : « Ils connaissent la loyauté de Jordan vis-à-vis de madame Le Pen. Ils savent que, pour lui, la chose la plus importante, c’est la France. »
Un été studieux et une grande discipline
Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles évoque également l’été « studieux » de son compagnon, une valeur qu’ils partagent. « Jordan a profité de l’été pour écrire son troisième livre. Et, là aussi, ce qui m’a plu dans son caractère, c’est sa grande ambition et discipline », confie-t-elle. Elle ajoute : « Il n’y a pas un jour où il n’a pas écrit le matin, religieusement. L’écriture l’absorbait tellement que, parfois, je devais presque lui demander audience pour lui parler. »