Égalité femmes-hommes à la Cali : des progrès mais des inégalités persistent
Égalité femmes-hommes à la Cali : des progrès mais des inégalités

Au sein des services de la Communauté d'agglomération du Libournais (Cali), la photographie de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes révèle une réalité contrastée, entre avancées tangibles et déséquilibres persistants. C'est la conclusion que l'on peut tirer du rapport égalité femmes-hommes de la Cali, voté lors du Conseil communautaire du mardi 28 avril, à Coutras. En 2025, les femmes représentent 68 % des effectifs, une surreprésentation qui traverse l'ensemble des catégories d'emplois mais masque des disparités plus fines, notamment dans l'accès aux postes à responsabilité.

Des inégalités structurelles

Si la répartition par catégories montre une présence féminine majoritaire, notamment en catégorie C, les postes d'encadrement supérieur restent largement masculins, avec seulement deux femmes pour cinq hommes sur les emplois fonctionnels. Une tendance qui illustre un plafond de verre encore bien ancré, malgré des dynamiques de recrutement affichant une certaine mixité. Les conditions d'emploi témoignent également d'inégalités structurelles. Le temps partiel, par exemple, concerne très majoritairement les femmes : elles représentent 75 % des emplois à temps non complet et l'écrasante majorité des bénéficiaires de temps partiel. Une situation qui renvoie directement à la question de l'articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, encore largement assumée par les agentes.

Écarts de rémunération

Sur le plan des rémunérations, l'écart reste significatif. En 2025, les femmes perçoivent en moyenne un salaire inférieur de 14,8 % à celui des hommes, un chiffre en amélioration par rapport aux années précédentes, mais qui demeure supérieur à la moyenne nationale de la fonction publique territoriale. Cette réduction progressive traduit néanmoins l'impact des premières mesures engagées, notamment autour du régime indemnitaire et de la réévaluation des fonctions. La formation apparaît comme un levier plus équilibré, avec une forte mobilisation des agentes, tant sur les besoins exprimés que sur les formations réalisées. Un engagement qui pourrait, à terme, favoriser une progression vers des postes à plus forte responsabilité.

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Un plan d'action structuré

Face à ces constats, la collectivité déploie un plan d'action structuré, inscrit dans le cadre réglementaire de la fonction publique. L'objectif est clair : « Réduire les écarts de rémunération, garantir un accès équitable aux carrières, améliorer les conditions de travail et lutter contre toutes les formes de discrimination. » Parmi les leviers activés, la collectivité mise sur la transparence des rémunérations, la mixité dans les jurys de recrutement ou encore l'expérimentation de dispositifs de mentorat pour accompagner les parcours professionnels féminins. L'accent est également mis sur le télétravail et l'information des agents sur leurs droits, afin de mieux concilier les temps de vie.

Prévention des violences

Enfin, la prévention des violences et des agissements sexistes constitue un axe prioritaire, avec la mise en place de référents internes et l'adhésion à une cellule de signalement dédiée. Des actions de sensibilisation devraient venir renforcer ce dispositif dès 2026. Le rapport souligne que malgré des progrès, des efforts restent nécessaires pour parvenir à une égalité réelle entre les femmes et les hommes au sein de la Cali.

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