Le 7 mai 2006, le Club Athlétique Bègles Bordeaux Gironde disputait le dernier match de son histoire sous son nom, avant la fusion avec le Stade Bordelais qui a donné naissance à l'Union Bordeaux Bègles. Un moment historique, marqué par une prestation médiocre et beaucoup de larmes.
Un adieu chargé d'émotion
Ce dimanche 7 mai 2006, il y a vingt ans, le CABBG jouait son ultime rencontre dans son stade historique de Musard. L'adversaire était modeste : l'Union Sportive Tours Rugby. Les joueurs ont mal joué, selon l'ex-arrière Benjamin Bagate, qui qualifie le match de « merdique ». L'émotion était trop forte, ce qui a nui à la qualité du jeu. Beaucoup ont pleuré, dans le vestiaire avant le match, puis après le coup de sifflet final.
Une fin annoncée
Le club, deux fois champion de France (1969 et 1991), n'avait pas réussi à s'adapter au professionnalisme. Rétrogradé administrativement en 2004, il avait passé deux saisons en Fédérale 1 sans parvenir à assainir ses finances. La liquidation de l'équipe professionnelle était inévitable. La fusion avec le Stade Bordelais, annoncée pour juin 2006, devait permettre de reconstruire un club ambitieux.
Des souvenirs indélébiles
Pour les supporters et les joueurs, ce match était un véritable deuil. Le club avait confectionné un maillot spécial arborant l'emblème historique : « Damier un jour, damier toujours ». Dans les tribunes, les larmes coulaient. Benjamin Bagate se souvient de l'émotion intense : « C'était un jour très spécial, l'anniversaire de mon épouse, la présence de mon meilleur ami Christophe Reigt qui entraînait l'équipe adverse. Trop d'émotions. » Après le match, Bagate a offert son maillot collector à son père, Christian, futur maire de Bègles.
Une nouvelle ère
Alfonse « Fonfon » Miralles, intendant du CABBG à l'époque et aujourd'hui membre du staff de l'UBB, incarne le lien entre les deux clubs. Il préfère ne pas évoquer ce jour pour ne pas pleurer. Mais il sait que ce n'était pas la fin : la fusion a donné naissance à l'UBB, qui a depuis retrouvé les sommets du rugby français. Le 7 mai 2006 reste un moment clé de l'histoire du rugby bordelais, entre nostalgie et espoir.



