Paris : la réforme des rythmes scolaires repoussée à 2027
Rythmes scolaires à Paris : une décision attendue en 2026

Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a confirmé vendredi son souhait de modifier l'organisation actuelle des rythmes scolaires dans la capitale, en vigueur depuis 2013. « La situation actuelle n'est clairement pas satisfaisante », a-t-il déclaré, annonçant une décision d'ici la fin de l'année 2026 après consultation des conseils d'école, pour une mise en œuvre à la rentrée 2027.

Trois scénarios pour la rentrée 2027

Dans les 620 écoles publiques parisiennes, le temps d'enseignement est concentré sur les cinq matinées, tandis que les mardis et vendredis après-midi sont consacrés aux « temps d'activités périscolaires » (TAP) gratuits, encadrés par des animateurs municipaux et associatifs. Une convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant, lancée par Emmanuel Grégoire en pleine affaire de violences sexuelles dans le périscolaire, s'est prononcée majoritairement pour un retour à la semaine de quatre jours, comme dans la plupart des grandes villes.

« Il n'y a pas eu de consensus et je ne vais pas prendre le risque de faire un choix qui paraîtrait arbitraire », a expliqué l'édile, personnellement favorable à la semaine de 4,5 jours, suivant la ligne de la convention nationale sur les temps de l'enfant lancée par Emmanuel Macron en 2025. Trois scénarios seront soumis aux conseils d'école à la rentrée 2026 :

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram
  • Le retour à la semaine de quatre jours avec le périscolaire regroupé le mercredi, comme le réclame l'opposition de droite.
  • Le maintien d'une semaine de 4,5 jours mais en regroupant les TAP le vendredi après-midi.
  • La semaine de cinq jours, avec un lissage du temps périscolaire du lundi au vendredi.

Améliorer la qualité du périscolaire

« L'objectif est d'éviter le morcellement des journées avec une organisation de la semaine plus solide, des équipes d'animateurs stables, pérennes et mieux formés », a souligné Anne-Claire Boux, adjointe aux affaires scolaires. Pour « déprécariser » la filière, qui compte environ 13 500 animateurs dont 10 000 vacataires, quelque 2 000 agents seront contractualisés sur trois ans.

Renforcement de la sécurité des enfants

Depuis début 2026, la ville a suspendu 132 animateurs, dont 52 pour « suspicions de violences sexuelles ou sexistes », un nombre qui, selon Emmanuel Grégoire, traduit un caractère « systémique ». Un plan d'action à 20 millions d'euros a été mis en œuvre. Pour éviter qu'un enfant se retrouve seul avec un adulte, les équipes seront « renforcées » durant la pause méridienne dans les écoles maternelles.

En complément, un plan d'investissement de 10 millions d'euros est engagé pour sécuriser 241 « espaces sensibles », tels que les toilettes ou les coins lecture isolés. Quinze agents seront également recrutés pour effectuer des contrôles, y compris inopinés, dans les écoles.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale