Pisa 2025 : plus bas résultats historiques pour les élèves français
Pisa 2025 : résultats historiquement bas pour la France

Les élèves français de 15 ans ont enregistré en 2025 leurs plus faibles résultats jamais mesurés depuis la création de l'enquête Pisa en 2000, selon l'OCDE. Malgré une chute de 18 points en compréhension de l'écrit, où un tiers des jeunes est en difficulté, la France se maintient dans la moyenne des pays de l'OCDE dans les trois matières évaluées.

Des scores en baisse dans toutes les disciplines

« La France est toujours dans la moyenne des pays de l'OCDE » en mathématiques, compréhension de l'écrit et sciences, mais « les scores sont de plus en plus bas », a souligné Éric Charbonnier, spécialiste de l'éducation au sein de l'organisation, lors de la publication de l'étude mardi. Par rapport à la dernière édition, en 2022, les résultats en sciences ont baissé de 4 points, en compréhension de l'écrit de 18 points, et en maths de 16 points. L'OCDE considère que 20 points représentent environ une année de scolarité.

L'étude Pisa sonde depuis 2000 les performances des systèmes éducatifs à travers les compétences des élèves de 15 ans. Ces élèves ont vécu la pandémie de Covid, le confinement et l'école à distance au moment de leur entrée dans le secondaire. Cette année, les exercices ont été soumis à 6 500 élèves français dans 289 écoles.

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Réduction des écarts, mais inquiétude sur les élèves favorisés

Depuis 2015, l'écart de performance entre les élèves les plus favorisés sur le plan socio-économique et les plus défavorisés s'est réduit. Les résultats des élèves favorisés ont diminué tandis qu'ils sont restés stables parmi les élèves défavorisés. Un tiers des élèves français ont de grandes difficultés pour la compréhension écrite, notamment quand il s'agit de « répondre aux questions qui demandent des processus cognitifs complexes, de la réflexion, de la lecture de textes longs (400 mots), de la concentration », selon M. Charbonnier.

L'étude met également en évidence des absences de professeurs plus fréquentes : en 2025, 45 % des chefs d'établissement déclaraient manquer d'enseignants, contre 15 % en 2015. Selon l'OCDE, cette baisse ne s'explique pas forcément par l'investissement public. « La France a une dépense d'éducation assez forte par rapport aux performances obtenues », pointe M. Charbonnier.

Le soutien parental en question

L'OCDE s'alarme en revanche du soutien des parents qui s'affaiblit, en particulier en France, « alors qu'ils ont un rôle à jouer dans la réussite des enfants », et de la baisse de la compréhension de l'écrit chez les garçons des milieux les plus favorisés, une nouveauté. « Est-ce parce que l'intelligence artificielle est plus entrée chez les familles favorisées ? C'est une des hypothèses qui méritent d'être mises sur la table », estime M. Charbonnier.

Parmi les points positifs, les élèves français sont plus curieux que la moyenne et prennent plaisir à faire des sciences.

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