Plus de 126 000 candidats sont encore en attente d'une proposition d'admission sur la plateforme Parcoursup, selon les données publiées ce mardi par le ministère de l'Enseignement supérieur. Ce chiffre, qui concerne les candidats n'ayant reçu aucune proposition ou ayant refusé toutes celles reçues, reste élevé alors que la phase principale d'admission touche à sa fin.
Des disparités selon les filières
Les filières les plus sélectives, comme les licences de droit ou de médecine, concentrent un nombre important de candidats en attente. En revanche, les formations en BTS ou en BUT affichent des taux de remplissage plus élevés. Le ministère précise que 80 % des candidats ont déjà reçu au moins une proposition, contre 78 % l'an dernier à la même période.
« La situation s'améliore légèrement par rapport à l'année dernière, mais il reste encore beaucoup de jeunes dans l'incertitude », a déclaré une porte-parole du ministère, citée par l'AFP.
Les prochaines étapes
La phase complémentaire débutera le 23 juin, offrant une nouvelle chance aux candidats toujours sans affectation. Cette phase permet de postuler à des formations disposant encore de places vacantes. Les candidats peuvent également faire appel à la commission d'accès à l'enseignement supérieur (CAES) en cas de situation particulièrement difficile.
Selon les chiffres officiels, 936 000 candidats sont inscrits sur Parcoursup cette année, soit une hausse de 2 % par rapport à 2022. Parmi eux, 630 000 sont des lycéens ou des étudiants en réorientation.
Un dispositif controversé
Parcoursup, lancé en 2018 en remplacement d'APB, continue de susciter des critiques, notamment de la part d'associations étudiantes qui dénoncent le stress généré par l'attente. « C'est un système qui met une pression énorme sur les jeunes, avec des délais très courts pour accepter ou refuser une proposition », a souligné un représentant de l'UNEF.
Le ministère rappelle que des solutions existent pour les candidats en difficulté, notamment via la plateforme « Trouver ma voie » ou les commissions locales. Pour l'heure, 126 000 jeunes restent dans l'expectative, espérant une issue favorable d'ici la rentrée.



