Alors que les organisations lycéennes doivent être reçues pour la troisième fois ce jeudi par le ministre de l’Éducation Édouard Geffray, les proviseurs, « laminés », sont appelés par leur principal syndicat à une « opération rideaux » cet après-midi. Cette action consiste à ne gérer que les urgences pour signifier leur « ras-le-bol ».
Une réunion très attendue au ministère
La réunion avec les organisations lycéennes est prévue à 17h30 au ministère de l’Éducation à Paris. Les discussions devraient porter une nouvelle fois sur les problèmes de bâti scolaire, Parcoursup et les emplois du temps. « On attend des choses concrètes sur Parcoursup, le bâti scolaire, les emplois du temps », rappelle Pierre Sourzat, représentant de Les Lycéens !, déplorant n’avoir eu que des « miettes » jusqu’à présent.
À l’issue de la précédente réunion, jeudi 8 octobre, l’association Les Lycéens ! et l’Union syndicale lycéenne (USL) s’étaient dites insatisfaites et avaient appelé à la poursuite des actions. Cette nouvelle rencontre intervient après plusieurs semaines de mobilisation des lycéens et des étudiants.
Un mouvement qui s’essouffle, selon le gouvernement
Depuis le début du mouvement, sur les 3 700 lycées français, un tiers n’a « jamais été perturbé », un tiers « a connu une perturbation très modérée sur une durée très limitée », et un tiers des lycées a connu « une perturbation plus importante », selon Édouard Geffray. Le ministre de l’Éducation s’est en outre plusieurs fois indigné d’« une violence totalement débridée dirigée contre le service public de l’éducation ».
Le gouvernement table désormais sur un essoufflement du mouvement. Les vacances scolaires pourraient également contribuer à réduire l’intensité des mobilisations, comme l’indiquent les pancartes au repos et les appels à « continuer » malgré la pause.
Les proviseurs expriment leur ras-le-bol
Dans ce contexte, les proviseurs se disent « laminés » et leur principal syndicat appelle à une « opération rideaux » ce jeudi après-midi. Cette action vise à ne gérer que les urgences, afin de signifier leur « ras-le-bol » face à la situation. Les chefs d’établissement entendent ainsi marquer leur mécontentement après des semaines de tensions dans les lycées.
Par ailleurs, le syndicat de police Alliance a déposé une plainte contre l’État, dans le cadre du maintien de l’ordre lors des manifestations lycéennes. Cette plainte s’ajoute aux tensions autour de la gestion du mouvement.
La réunion de ce jeudi entre le ministre et les organisations lycéennes sera donc scrutée de près, alors que les attentes restent fortes sur des réponses concrètes concernant le bâti scolaire, Parcoursup et les emplois du temps.