Hélène Perlant lance un cri d'alarme sur les écoles catholiques
Dans un entretien exclusif, Hélène Perlant, agrégée de lettres et fille de l'ancien Premier ministre François Bayrou, exprime des critiques radicales envers les écoles catholiques. Son essai intitulé "le Déni", publié aux éditions Michel Lafon, constitue une mise en garde sévère à destination des familles, particulièrement celles des catégories socioprofessionnelles supérieures, de plus en plus attirées par l'enseignement privé.
Un système accusé de perversion et de silence
L'autrice avance une thèse polémique et sans concession : les écoles catholiques forment un système perméable à la perversion. Elle répond par un non catégorique à la question de savoir si l'on peut faire confiance à l'Église pour protéger les enfants et les élever intellectuellement. Son analyse, nourrie par son expérience personnelle en tant qu'ancienne élève de Bétharram, décrit un mécanisme qui enferme ses victimes et les témoins passifs dans un silence coupable.
Hélène Perlant consacre une partie significative de son ouvrage à son statut particulier de "fille de", évoquant comment cette identité a contribué à son propre effacement. Cependant, elle souligne que sa libération, survenue après ses cinquante ans, est surtout le fruit d'un traumatisme profond lié à son adolescence.
Un livre qui dérange et interpelle
L'essai se présente comme un récit habité, marqué par une fièvre polémique, bien que l'autrice note avec étonnement que les premières recensions n'en aient pas toujours rendu compte. Son objectif est clair : alerter les familles sur les risques potentiels au sein d'un système éducatif qu'elle estime défaillant dans sa mission de protection.
Ce témoignage poignant, recueilli par Gurvan Le Guellec et publié initialement le 21 avril 2026, continue de susciter des réactions et des commentaires, remettant en question les fondements mêmes de la confiance accordée à certaines institutions éducatives religieuses.



