Le député socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, a vivement critiqué le système périscolaire français, qu'il juge inefficace et trop coûteux. Dans une interview accordée au Point, il a déclaré : « Il faut tout revoir, car le système actuel ne répond ni aux besoins des familles ni à ceux des enfants. »
Un coût jugé excessif
Selon Grégoire, le périscolaire représente un budget annuel de plusieurs milliards d'euros, sans pour autant garantir une qualité de service satisfaisante. Il pointe du doigt la complexité administrative et le manque de coordination entre les communes, les départements et l'État. « Nous dépensons beaucoup d'argent, mais les résultats ne sont pas à la hauteur », a-t-il insisté.
Des inégalités territoriales
Le député souligne également les disparités entre les territoires. « Dans certaines communes, les activités périscolaires sont quasi inexistantes, tandis que d'autres proposent des offres très riches. Cette inégalité est inacceptable », a-t-il affirmé. Il propose une harmonisation nationale des services, avec un financement repensé.
Une réforme nécessaire
Pour Emmanuel Grégoire, la solution passe par une refonte globale, impliquant une simplification des procédures et une meilleure utilisation des ressources. Il suggère de s'inspirer des modèles étrangers, comme celui des pays nordiques, où le périscolaire est intégré au système éducatif. « Il faut oser changer les choses, quitte à bousculer les habitudes », a-t-il conclu.
Cette prise de position intervient alors que le gouvernement prépare une réforme de l'éducation, dont le volet périscolaire pourrait être un élément clé. Les associations de parents d'élèves attendent des mesures concrètes pour améliorer l'accueil des enfants après l'école.



