Un enfant privé d'AESH pour raisons budgétaires : la colère d'une mère à Bernis
À Bernis, dans le Gard, Béatrice Bonacorsi exprime une incompréhension profonde face à la décision administrative qui prive son fils Mattéo, âgé de 7 ans, de son accompagnement scolaire. L'enfant, scolarisé en CE1 à l'école Paul-Fort, souffre d'un trouble du déficit de l'attention avec des difficultés de concentration et d'expression écrite, et présente également des signes de dyslexie selon son orthophoniste.
Un soutien bénéfique brutalement interrompu
De janvier à décembre 2025, Mattéo bénéficiait de deux heures par semaine avec une accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH). Sa mère souligne que ce soutien était très bénéfique, permettant à son fils de réaliser de réels progrès dans son apprentissage. Cependant, depuis le 1er janvier 2026, cet accompagnement a cessé. Béatrice Bonacorsi explique : "On m'a indiqué, via son enseignante, que c'était terminé pour des raisons budgétaires."
Cette décision est d'autant plus difficile à accepter que la famille avait dû se battre pour obtenir cette aide. Après un premier refus de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), un recours avait finalement permis d'obtenir une notification favorable. "J'ai l'impression qu'on me renvoie d'un service à l'autre. Après le combat auprès de la MDPH, c'est maintenant l'État qui bloque", confie-t-elle, épuisée par ces démarches administratives.
Une situation qui ne serait pas isolée dans le Gard
Le cas de Mattéo ne semble pas être un incident isolé. D'autres situations similaires sont signalées dans la région :
- Un autre enfant serait concerné à l'école de Bernis.
- Six enfants seraient touchés à Milhaud.
- Deux enfants seraient affectés à Aubord.
Face à ces suppressions d'accompagnement, la FCPE a organisé une manifestation le 17 février devant une école de Milhaud pour dénoncer le manque de moyens alloués à l'éducation des enfants en situation de handicap.
Les réponses des services de l'Éducation nationale
Contacté, le directeur académique des services de l'Éducation nationale, Christophe Mauny, a indiqué que "dès la prochaine rentrée scolaire en mars, Mattéo bénéficiera d'un accompagnement, dont le volume horaire reste à déterminer". Les services de l'État précisent également qu'ils attendent certaines notifications mutualisées administratives pour finaliser le recrutement de deux AESH sur le secteur de Milhaud, Bernis et Aubord.
Malgré ces assurances, Béatrice Bonacorsi reste inquiète pour l'avenir scolaire de son fils. "Je suis épuisée par ces démarches. Mon fils, lui, a juste besoin d'aide pour apprendre dans de bonnes conditions", insiste-t-elle, rappelant l'importance d'un soutien continu pour les enfants confrontés à des difficultés d'apprentissage.



