Éducation affective : parents cévenols déçus après rencontre au rectorat
Éducation affective : parents cévenols déçus après rencontre

Près de deux heures de discussion, mais peu d'espoir de voir évoluer la position de l'académie. Lundi, une délégation du collectif cévenol de défense de l'éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR), composé notamment de parents d'élèves de Lasalle, Saint-Jean-du-Gard, la Vallée Borgne, Saint-Étienne-Vallée-Française ou encore Thoiras, a été reçue au rectorat de Montpellier. Une rencontre attendue, mais qui n'a pas débouché, selon le collectif, sur des avancées, l'académie restant sur ses positions.

Les revendications non satisfaites

"On nous a expliqué que 95 % des associations font un travail remarquable, mais que les 5 % restantes en font un sujet de militantisme ou de manipulation des enfants et justifient cette interdiction dans les écoles. Nous avons du mal à comprendre pourquoi la solution consistant à travailler uniquement avec les associations agréées n'est pas retenue", résume Cécile au nom du collectif. Les parents demandent notamment que seules les associations agréées interviennent en milieu scolaire, afin de garantir la qualité des enseignements.

La formation des enseignants en question

Autre sujet de préoccupation : la formation des professeurs des écoles. Le rectorat a formé des réseaux pédagogiques territoriaux, chargés ensuite de déployer ces enseignements localement. Mais, pour les membres du collectif, l'absence d'obligation et les difficultés de remplacement des enseignants rendent le dispositif difficilement applicable, notamment dans les Cévennes. "Nous n'avons obtenu aucun calendrier précis ni aucune garantie sur une formation généralisée", déplore le collectif.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des actions envisagées à la rentrée

Déçus par l'issue de la rencontre, les membres du collectif annoncent vouloir poursuivre leurs démarches auprès de la Direction générale de l'enseignement scolaire (Dgesco) et renforcer leurs liens avec d'autres groupes de parents mobilisés dans l'académie. Des actions pourraient être organisées dès la rentrée scolaire si aucune évolution n'intervient d'ici là. Le collectif entend maintenir la pression pour obtenir des garanties sur le déploiement de l'éducation à la vie affective et relationnelle dans les écoles cévenoles.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale