Classement de Shanghai : un palmarès qui ne reflète pas la qualité de l'enseignement
Classement de Shanghai : un palmarès contesté sur l'enseignement

Le classement de Shanghai, publié chaque année, est régulièrement critiqué pour son incapacité à refléter la qualité de l'enseignement au quotidien. Selon des experts et universitaires interrogés par Le Point, ce palmarès mondial des universités se concentre principalement sur la recherche et les publications scientifiques, négligeant ainsi la pédagogie et l'expérience étudiante.

Un palmarès axé sur la recherche, pas sur l'enseignement

Le classement de Shanghai, officiellement connu sous le nom d'Academic Ranking of World Universities (ARWU), est établi par l'université Jiao Tong de Shanghai. Il évalue les établissements selon des critères tels que le nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les anciens élèves et le personnel, le nombre d'articles publiés dans des revues scientifiques de premier plan, et la performance académique par habitant.

« Ce classement ne dit rien de la qualité de l'enseignement au quotidien », affirme un expert cité par Le Point. Les universités françaises, bien que présentes dans le classement, peinent souvent à rivaliser avec les établissements anglo-saxons, ce qui suscite un débat sur la pertinence de ces indicateurs.

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Des critiques récurrentes sur la méthodologie

Les critiques portent notamment sur le poids accordé aux publications en anglais et aux distinctions internationales, qui favorisent les grandes universités de recherche américaines et britanniques. « Cela ne mesure pas la qualité de l'enseignement, mais plutôt la capacité à produire de la recherche de haut niveau », souligne un universitaire français.

En 2023, la France comptait 22 établissements dans le top 500 du classement de Shanghai, dont l'université Paris-Saclay, classée 15e mondiale. Cependant, ce résultat ne reflète pas nécessairement la qualité de l'enseignement dispensé dans les amphithéâtres et les salles de cours.

Un impact limité sur les choix des étudiants

Malgré ces critiques, le classement de Shanghai reste influent dans le monde académique et auprès des décideurs politiques. Certains y voient un outil de comparaison utile pour attirer les talents et les financements. D'autres estiment qu'il faudrait développer des indicateurs complémentaires, axés sur la pédagogie, l'insertion professionnelle des diplômés ou la satisfaction des étudiants.

« Il est temps de repenser les critères d'évaluation des universités », conclut un expert. Le débat sur la pertinence du classement de Shanghai devrait se poursuivre, alors que de nouveaux palmarès, comme le Times Higher Education ou le QS World University Rankings, tentent de prendre en compte des dimensions plus variées de la qualité universitaire.

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