Depuis maintenant quatre ans, les résidents du 60 bis avenue de la Bornala à Nice vivent sans courrier. Cette situation, qui perdure depuis 2022, agace profondément la centaine de locataires de cet ensemble immobilier. En l'absence de distribution postale, certains habitants se retrouvent avec des amendes impayées, des menaces de radiation de France Travail, ou encore des huissiers à leur porte.
Des boîtes aux lettres désespérément vides
À l'exception d'une seule résidente, toutes les boîtes aux lettres du 60 bis avenue de la Bornala restent vides. « Tant mieux pour moi, mais pourquoi ? », s'interroge-t-elle avec ironie. Pour les autres, c'est un véritable calvaire : les courriers importants des bailleurs sociaux, de France Travail (anciennement Pôle emploi) ou encore de l'ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions) n'arrivent jamais à destination.
Des conséquences financières et administratives graves
Les conséquences sont lourdes pour les locataires. « Certains voisins cumulent des milliers d'euros d'amendes parce qu'ils ne reçoivent pas les courriers », témoigne une résidente. Une autre ajoute : « D'autres, inscrits à France Travail, ne reçoivent pas les convocations aux formations et frôlent la radiation. » Une locataire a même vu un huissier se présenter à sa porte pour lui remettre un courrier de son bailleur social, qu'elle n'avait jamais reçu.
La Poste pointée du doigt
Selon les habitants, l'origine du problème est un changement de facteur survenu il y a quatre ans. Depuis, la distribution du courrier est totalement interrompue. L'association des locataires a multiplié les démarches auprès de La Poste, sans succès. Une proposition de centralisation du courrier a été rejetée par l'opérateur postal.
La Poste invoque des adresses incomplètes
De son côté, La Poste justifie cette situation par des « adresses incomplètes ou imprécises ». Une explication qui ne convainc pas les résidents, qui ont vérifié l'inscription de leur adresse et la jugent correcte. Le conflit persiste, laissant les locataires dans l'impasse, sans solution pour recevoir leur courrier et éviter les sanctions administratives et financières.



