À Menton, Yolande Daon, 53 ans, a vu sa maison s'effondrer à la mi-avril 2025, quelques semaines seulement après les deux séismes qui ont secoué la Côte d'Azur en mars. Construite en 2008 grâce à des années d'économies et financée par un crédit sur plusieurs décennies, sa maison n'est plus aujourd'hui qu'un amas de ruines. La mère de famille a échappé de justesse au drame et se bat désormais pour que cet événement soit reconnu comme une catastrophe naturelle.
Des signes avant-coureurs ignorés
Les premiers signes inquiétants sont apparus peu après les tremblements de terre du 18 mars. Un rocher situé au-dessus de la maison s'était fissuré, sans toutefois toucher l'habitation. Dix jours plus tard, un premier éboulement a endommagé le mur arrière. « J'ai alors prévenu mon assurance, qui m'a dirigée vers la mairie », explique Yolande. Les services municipaux ont constaté le danger et conseillé à la mère de famille de quitter les lieux. Elle a trouvé refuge chez sa fille Maéva, n'emportant avec elle que quelques affaires personnelles.
Un effondrement brutal et dévastateur
Le dénouement est survenu le 17 avril, après de fortes pluies qui ont gorgé la colline d'eau. Deux jours plus tard, la maison s'est totalement effondrée sous un poids estimé à 700 tonnes. « On aurait pu mourir. On a juste eu le temps de prendre quelques habits et papiers. Trente ans de ma vie y sont restés », témoigne Yolande Daon, encore sous le choc. La violence de l'effondrement a tout emporté en quelques secondes, anéantissant des décennies de souvenirs et de travail.
Un combat administratif pour l'indemnisation
Pour obtenir une indemnisation, la famille espère que la préfecture des Alpes-Maritimes reconnaîtra cet événement comme une catastrophe naturelle. « J'implore les autorités de reconnaître cette catastrophe. C'est la seule issue pour moi », insiste-t-elle. En attendant la décision, Yolande vit toujours chez sa fille, sans solution de relogement à long terme. L'incertitude pèse lourd sur cette famille qui a tout perdu.
Cet incident rappelle la vulnérabilité de la Côte d'Azur face aux risques sismiques et aux glissements de terrain. Les autorités locales sont appelées à réagir rapidement pour soutenir les victimes et prévenir de futures catastrophes.



