L'ancien adjoint au maire de Mazan (Vaucluse), François T., a été condamné jeudi 27 août par le tribunal de Carpentras à deux ans de prison avec sursis pour acquisition, détention et diffusion d'images à caractère pédopornographique. Les gendarmes ont découvert 8 216 vidéos d'enfants au domicile de l'élu de 67 ans, selon les informations rapportées par France 3 Régions.
Une perquisition révélatrice
Les faits ont été mis au jour lors de perquisitions menées le 1er juillet au domicile et dans le véhicule de l'élu. Les gendarmes ont saisi quatre ordinateurs et plusieurs supports de stockage. Au total, 8 216 vidéos à caractère pédopornographique ont été découvertes. Entendu par les autorités, le sexagénaire a admis visionner ces images et "se caresser" devant.
La réputation de la ville de Mazan se trouve de nouveau entachée par cette affaire, qui intervient dans un contexte déjà sensible pour la commune, connue pour l'affaire des viols de Mazan.
Des réquisitions fermes et une condamnation assortie de soins
La procureure de la République a qualifié ces vidéos de "dégueulasses" et avait requis 30 mois d'emprisonnement, dont 18 avec sursis. Le président du tribunal a rappelé la gravité des faits en s'adressant au prévenu : "Ce sont des enfants de 5, 8, 12 ans, qu'on force à avoir des relations sexuelles", a-t-il martelé, cité par ici Vaucluse.
La condamnation prononcée par le tribunal de Carpentras s'accompagne d'une obligation de soins et d'une interdiction définitive d'exercer une activité professionnelle ou sociale avec des mineurs. L'ancien élu est également inscrit au FIJAIS, le fichier judiciaire français qui recense les personnes condamnées pour des infractions sexuelles.
Une démission avant l'été
François T. avait été suspendu de ses délégations le 3 juillet par le maire de la commune, avant de quitter ses fonctions avant l'été. Cette affaire s'ajoute à une série de condamnations récentes dans la région pour des faits similaires, notamment celle d'un maire condamné à de la prison ferme pour la détention de 4 500 images et vidéos pédopornographiques, et celle d'un assistant d'éducation chez qui des milliers d'images et 44 vidéos avaient été retrouvées.
Cette condamnation marque une étape dans le traitement judiciaire de cette affaire, mais elle soulève aussi des questions sur la surveillance des élus et la protection des mineurs dans la région.



