Drones contre étourneaux à Sète
Gare à votre voiture si vous vous garez sous un platane à Sète en ce moment : les étourneaux sont de retour. Des milliers de sturnidés et leurs fientes, dont l'acide urique cause de gros dégâts. Mais une nouvelle arme arrive : le drone. Depuis le lundi 20 octobre 2025, Karim Laroque et son drone, un Matrice 350 de 8,5 kg et 1 m d'envergure, équipé d'une enceinte et d'un parachute, traque les sansonnets. Outre les 97 décibels, l'appareil diffuse 120 autres cris d'aigles, de faucons ou de chouettes. Cette technologie est déjà utilisée à Marseille, Toulouse, ou encore Narbonne.
Le chiffre du jour : 23 octobre
C'est la date à laquelle Serge Pellarès, ancien directeur du port de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), président de l'Union des villes portuaires d'Occitanie et du Parc marin du golfe du Lion, recevra les insignes de Commandeur de la Légion d'honneur, en reconnaissance de ses engagements. "Je ne m'y attendais pas ! Cette haute reconnaissance de la nation au service de l'intérêt général, que j'ai servi sans compter, est inestimable !", s'est ému Serge Pellarès.
65,90 euros la chaise pour bébé aux Grands Buffets
65,90 euros. C'est la somme réclamée dimanche 19 octobre 2025 à Frédéric à l'entrée des Grands Buffets de Narbonne pour faire asseoir Gabriel, son fils de 13 mois, sur une chaise haute. "J'étais passé dans l'après-midi pour parler avec un responsable, explique le père de famille. On a appris que les poussettes étaient interdites, mais il nous a assuré qu'on nous prêterait une chaise haute." Pourtant quand Frédéric arrive avec sa compagne, son bébé et une dizaine d'amis... "À l'entrée, une dame nous explique que si on veut que Gabriel s'assoit à table, on doit payer 65,90 euros." Désabusé, il se résigne à garder son fils sur ses genoux. "65,90 euros pour un bébé. C'est le prix d'un festin pour un adulte mais certainement pas pour un enfant de 13 mois." Depuis le 1er octobre 2025, tout convive, quel que soit son âge, est considéré comme un client comme un autre.
Pionnier de l'éco-score en Lozère
Depuis 2016, les consommateurs peuvent en un coup d'œil voir si un produit alimentaire est "sain", grâce à une échelle de A à E, c'est le Nutri-Score. Son pendant pour la mode vient d'être lancé : l'éco-score textile. Objectif : "sensibiliser à la consommation responsable", indique le ministère de la Transition écologique. L'outil se base sur 16 critères comme les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d'eau, la durabilité... Le Lozérien Tuffery, fabricant de jeans, y travaille avec l'Ademe depuis quatre ans. Depuis le 1er octobre 2025, un arrêté est venu harmoniser, à l'échelle nationale, les méthodes d'affichage. Pour Tuffery, le déploiement de l'éco-score est prévu d'ici la fin de l'année.
Handicap : le coup de colère d'une veuve à Montpellier
Artisan de la création de la Prestation de compensation du handicap (PCH) et militant du maintien à domicile des personnes lourdement handicapées, Marcel Nuss est décédé en février 2024 à Montpellier. Huit mois plus tard, sa veuve Jill Prévôt Nuss se voit réclamer près de 50 000 euros par le Département de l'Hérault, au titre de trop-perçus de la PCH. Elle conteste une décision qu'elle juge injuste et déconnectée de la réalité du terrain. Car si la PCH, versée par le Département, permettait d'employer 4 à 5 personnes au chevet de Marcel Nuss, dans la pratique elles n'étaient souvent pas si nombreuses et les dépassements d'horaires explosaient pour les deux salariés et demi fidèles. Ces dépassements sont aujourd'hui à la source du litige. "On n'arrivait pas à recruter, on s'est beaucoup retrouvé à deux et demi. Nous n'avions pas le choix, s'émeut Jill Prévôt Nuss. Le Département était informé de ce fonctionnement. On ne doit pas ces sommes, elles ont été travaillées."



