Un chauffeur de bus condamné pour pédophilie a continué à transporter des enfants
Un chauffeur de bus originaire de Gap, travaillant pour la société Resalp à Briançon (Hautes-Alpes), a continué à transporter des enfants pendant quatre ans malgré des condamnations pour actes de pédophilie. L'employeur, Nicolas Busca, se dit "consterné" et dénonce un grave dysfonctionnement du contrôle judiciaire.
Des condamnations multiples ignorées
Le chauffeur avait été condamné en 2009 pour agression sexuelle sur mineur, en 2011 pour viol sur mineur, et en 2026 à un an de prison ferme pour détention d'images pédopornographiques. Malgré ces antécédents, il a continué à exercer son métier en contact avec des mineurs. Nicolas Busca déclare au Dauphiné Libéré : "En tant qu'employeur, je n'ai jamais été contacté pendant le temps de l'enquête et je n'ai toujours pas été avisé de cette condamnation."
Un employeur dévasté
Nicolas Busca raconte que son employé l'a appelé un matin pour prévenir qu'il avait des soucis avec la justice. Il a ensuite découvert l'affaire en lisant le journal. Il confirme n'avoir jamais reçu de notification du tribunal concernant une interdiction d'exercer une activité professionnelle en contact avec des mineurs. Bien que le chauffeur soit actuellement suspendu, légalement, il n'a pas le droit de le licencier.
Des défaillances de l'État pointées du doigt
Le patron s'insurge contre l'État, qu'il tient pour responsable. Il explique que le chauffeur a été embauché avant la loi Tabarot du 28 avril 2025, et que France Travail a financé son permis bus malgré ses condamnations. Face à cette situation, de nouvelles mesures vont être prises dans l'établissement : le processus de recrutement va être modifié, et Nicolas Busca souhaite désormais mettre l'accent sur la sécurité, notamment en ayant accès au casier B2.



