Des collégiens du Fauga, près de Toulouse, ont été contraints de descendre de leur bus scolaire à près de deux kilomètres de leur arrêt habituel, mercredi 9 septembre. Malgré leurs protestations, le chauffeur, qui n'avait pas reçu la bonne feuille de route, n'a rien voulu entendre. Deux parents ont porté plainte.
Un chauffeur inflexible face aux élèves
Selon La Dépêche, le conducteur du bus scolaire reliant le collège Louisa-Paulin de Muret au Fauga a répondu à un garçon de 13 ans qui tentait de lui expliquer son erreur : « Ici c'est moi qui décide, je sais mieux que toi ce que je dois faire alors tout le monde descend ! » Le conducteur, qui remplaçait le titulaire ce jour-là, s'est arrêté rue du Luxembourg, près du stade. Pour lui, c'était le terminus.
Les enfants lui ont expliqué que plusieurs arrêts restaient à desservir. « Je n'ai que deux arrêts à faire », leur a-t-il répondu, selon le quotidien régional. France 3 rapporte une autre phrase : « Hop hop hop, on descend plus vite que ça, je n'ai pas que ça à faire. »
Des enfants obligés de finir à pied
Une dizaine d'élèves selon La Dépêche, une quinzaine selon France 3, ont été contraints de quitter le car. Certains se trouvaient à près de deux kilomètres de leur arrêt habituel. Parmi eux, une fillette de 10 ans s'est retrouvée « en panique », rapporte La Dépêche. Son père a dû quitter son travail à Toulouse pour venir la récupérer. Le garçon de 13 ans a pris les plus jeunes avec lui pour les accompagner jusqu'à l'école du village.
Les familles dénoncent également le comportement du chauffeur durant le trajet. Selon les enfants interrogés par les deux médias, il aurait conduit à vive allure, notamment sur les ralentisseurs et dans les virages. Ces accusations, rapportées par les passagers, n'ont pas été confirmées par l'entreprise.
Une erreur de feuille de route et des sanctions
L'explication est rapidement apparue : le conducteur n'avait pas la bonne feuille de route. Le conseil départemental de la Haute-Garonne confirme qu'un « dysfonctionnement interne à l'entreprise » a empêché le chauffeur de prendre connaissance de la nouvelle fiche horaires. Résultat : les deux derniers arrêts du Fauga n'ont pas été effectués.
La société Verbus Labarthe-sur-Lèze a reconnu cette erreur. Son directeur a indiqué à France 3 que le chauffeur avait été sanctionné. Autre problème : l'entreprise n'avait pas signalé l'incident au Département. Elle a été « fermement rappelée à ses obligations ». Une « forte pénalité » doit désormais lui être appliquée pour « non-respect de la fiche horaires » et « absence de communication vers le Département ».
Concernant les accusations de conduite dangereuse, l'entreprise a indiqué que l'éthylotest anti-démarrage du véhicule était fonctionnel. Les tests anti-drogue effectués sur les conducteurs avant la rentrée étaient tous négatifs.



