Vincent Bouget, maire de Nîmes et président de Nîmes Métropole, a été élu à l'unanimité président du Pôle métropolitain Nîmes-Alès ce jeudi, succédant à Christophe Rivenq. La séance, initialement prévue à Saint-Chaptes, a été délocalisée à Alès en raison de menaces de mort visant Christophe Rivenq, maire d'Alès et président sortant.
Un contexte de tension sécuritaire
La réunion s'est tenue dans un climat inhabituel. Christophe Rivenq, ciblé par des menaces depuis plusieurs jours, a tenu à y assister malgré les risques. La délocalisation a été motivée par les mesures de sécurité entourant l'élu. L'enquête sur ces menaces, désormais pilotée par le Parquet national organisé (Pnaco), porte notamment sur des inscriptions menaçantes découvertes au domicile de Christophe Rivenq, accompagnées de deux munitions de calibre 9 mm. Les investigations s'intéressent également à une vidéo diffusée mercredi soir, dans laquelle des hommes se présentant comme membres de la "DZ Mafia" nient toute implication. À ce stade, les enquêteurs n'ont authentifié ni l'origine de cette vidéo ni le lien entre ses auteurs et l'organisation criminelle.
Un pôle de 111 communes et 400 000 habitants
Créé en 2012, le Pôle métropolitain Nîmes-Alès fédère 111 communes et près de 400 000 habitants. Il coordonne des projets communs tels que le suivi du contournement ouest de Nîmes, le développement des mobilités ou encore le renforcement de l'offre universitaire entre Nîmes et Alès. Vincent Bouget entend ouvrir une nouvelle étape de la coopération entre les deux territoires.
Une transition sans surprise
L'élection de Vincent Bouget s'est faite sans opposition. Il succède à Christophe Rivenq, qui a présidé la structure depuis 2020. Bouget a déclaré vouloir "poursuivre et amplifier les projets structurants pour le territoire". La continuité est assurée, mais le nouveau président devra gérer les défis sécuritaires et politiques liés aux menaces visant son prédécesseur.



