Maddi, 20 ans, étudiante en droit, a emménagé il y a six mois dans un foyer basque à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Ce lieu, géré par l'association Euskal Etxea, accueille une quarantaine de résidents, principalement des jeunes venus du Pays basque pour étudier ou travailler à Paris. Chaque soir, Maddi participe au repas collectif, un moment clé pour briser l'isolement.
Un foyer pour lutter contre la solitude
Le foyer basque de Saint-Ouen existe depuis 1989. Il propose des chambres individuelles à des loyers modérés (entre 400 et 600 euros par mois). Les repas du soir sont préparés par une cuisinière et servis dans une grande salle commune. Selon la directrice, Maïté Etcheverry, « ces dîners permettent aux résidents de se retrouver et de créer des liens, essentiels pour ceux qui arrivent seuls dans la capitale ».
Un quotidien rythmé par les traditions
Le foyer organise aussi des activités culturelles : cours de basque, soirées danses traditionnelles, et sorties. Maddi, originaire de Bayonne, confie : « Le soir, je ne mange pas seule. C'est un vrai soutien, surtout quand on est loin de sa famille. » L'association reçoit une subvention de la région Nouvelle-Aquitaine et du département des Pyrénées-Atlantiques, à hauteur de 50 000 euros par an.
Un modèle qui inspire
Ce type de foyer existe dans plusieurs grandes villes françaises, mais celui de Saint-Ouen est l'un des plus actifs. En 2025, 85 % des résidents ont prolongé leur séjour d'au moins un an, preuve de l'attachement à cette communauté. Pour Maddi, cette expérience est « une chance inespérée de concilier études et vie sociale ».



