La préfecture du Var a lancé un appel à candidatures pour pourvoir quatre postes de lieutenants de louveterie, bénévoles et nommés par le préfet, pour la période 2026-2029. Les dossiers doivent être déposés avant le 15 octobre 2026. Ces auxiliaires de l’État interviennent notamment aux portes des villes, où les sangliers renversent les poubelles, retournent les jardins, éventrent des clôtures ou représentent un danger sur les routes, ainsi que dans les massifs pour rechercher les prédateurs et protéger les troupeaux.
Quatre secteurs concernés dans le Haut et le Centre Var
Les postes à pourvoir concernent les secteurs n° 6, aux abords du camp de Canjuers, n° 9 dans le Pays de Fayence, n° 18 dans le secteur de Néoules et n° 20 pour le massif des Maures. Dans le détail, deux lieutenants de louveterie suppléants seront recrutés sur les secteurs n° 6 et n° 9, qui couvrent notamment le secteur du camp militaire de Canjuers. Leur mission sera spécifiquement liée au loup, alors que les troupeaux subissent de nombreux dégâts dus à la prédation.
Le secteur n° 18 doit retrouver un lieutenant titulaire après la démission de celui qui occupait jusqu’ici le poste. Enfin, un suppléant doit être recruté dans le secteur n° 20 ; il prendra la relève du titulaire lorsque celui-ci atteindra la limite d’âge, le 26 octobre 2027. Les nouveaux lieutenants seront nommés jusqu’au 31 décembre 2029.
Des missions variées et une préparation minutieuse
Les lieutenants de louveterie, présidés par Jean-Michel Moutoufis, peuvent contrôler des battues administratives destinées à réguler les populations dans certains secteurs sensibles. Leurs missions peuvent également concerner « les renards, pigeons, fouines, ragondins ou blaireaux, etc. », indique la préfecture. En zone habitée, les interventions demandent une préparation minutieuse : les louvetiers doivent notamment vérifier qu’aucune maison, voiture ou personne ne se trouve dans l’axe d’un éventuel tir. Dans le véhicule, le conducteur supervise l’opération tandis que le tireur intervient lorsque toutes les conditions de sécurité sont réunies.
Dans le Var, ils étaient 31 pour 27 circonscriptions sur la période actuelle et ont réalisé 1 018 missions en 2025. Les moyens nécessaires à leurs interventions sont à leur charge.
Des profils spécifiques et des qualités de diplomatie
Le poste demande une solide connaissance du terrain et une vraie disponibilité, car le lieutenant peut être appelé en urgence, parfois de nuit. Les candidats doivent notamment être Français, résider dans le Var ou dans un canton limitrophe, avoir moins de 75 ans, être titulaires d’un permis de chasser depuis au moins cinq ans et justifier de bonnes compétences cynégétiques. Ils doivent aussi pouvoir mobiliser au minimum quatre chiens consacrés à la chasse du sanglier ou du renard, ou deux chiens de déterrage.
Au-delà de la maîtrise de la chasse, la préfecture recherche des personnes capables d’agir avec calme, diplomatie, discernement et rigueur. Le contact avec les habitants fait partie de la réalité du terrain, car les interventions en zone urbaine peuvent susciter des interrogations, voire des tensions, ce qui rend le dialogue particulièrement important. La protection des troupeaux constitue une autre facette importante de leur activité : dans les secteurs touchés par la prédation du loup, les lieutenants peuvent effectuer des missions nocturnes pour défendre les troupeaux d’ovins et de caprins. Leur rôle est aussi celui d’un conseiller technique de l’administration sur les questions liées à la faune sauvage, y compris sur le plan sanitaire.
Les personnes intéressées ont jusqu’au 15 octobre 2026 pour transmettre leur dossier à la préfecture du Var. Un entretien individuel peut être organisé au cours du dernier trimestre 2026, après examen des candidatures. Renseignements : ddtm-chasse@var.gouv.fr.



