Le Parc naturel régional des Préalpes d’Azur a élu son nouveau président en la personne de Jean-Marc Délia, maire de Saint-Vallier. Dans un discours empreint d’émotion, il a dévoilé ses priorités pour ce territoire de quarante-huit communes rurales et montagnardes, confronté à une pression démographique croissante.
Un héritage à préserver
Lors de la passation de pouvoir à l’espace Paul-Ceuzin de Tourrettes-sur-Loup, le président sortant Eric Mele a rappelé l’importance du rôle éducatif du Parc. Il a souligné le défi que représente la proximité d’un million d’habitants, avec une transition brutale entre zones urbanisées et espaces protégés Natura 2000, où la biodiversité est préservée et les nuisances lumineuses absentes.
Les priorités de Jean-Marc Délia
Interrogé sur ses premières impressions, Jean-Marc Délia confie : « C’est beaucoup d’émotion. En 2008, j’ai vu ce projet démarrer, et je mesure le chemin parcouru. » Sa priorité : trouver un équilibre entre protection et développement. « Il faut continuer à protéger ce patrimoine naturel exceptionnel tout en accompagnant les communes dans leurs activités : agriculture, pastoralisme, attractivité locale. »
Des actions concrètes pour l’avenir
Le nouveau président souhaite renforcer l’écoute et la proximité avec les élus. Il ambitionne de fédérer les maires autour du Parc, afin de mieux accueillir les visiteurs et de faire connaître le territoire. « Mieux il sera connu, mieux il sera respecté », affirme-t-il. Il mise sur des solutions low-tech face au changement climatique, comme le projet RACINE pour améliorer le confort thermique des écoles, avec des volets, ombrières et brasseurs d’air.
Concilier économie et nature
Pour concilier développement économique et protection, Jean-Marc Délia insiste sur la pédagogie : « On travaille sur un lieu pédagogique pour la question de l’eau. Il faut faire vivre nos agriculteurs et permettre aux habitants de rester. » Il prône une organisation avec des partenaires labellisés et des ambassadeurs du Parc.
Un président de liaison
Jean-Marc Délia se voit comme un président faisant le lien entre les institutions : Région, Département, communes, communautés d’agglomérations et Métropole. Il réfute l’idée que le Parc impose trop de contraintes : « Le Parc n’est pas là pour freiner les projets, mais pour accompagner intelligemment et préserver ce qui fait la valeur de notre territoire. »
Parcourant souvent le territoire à vélo, il s’émerveille de sa diversité : « On a de la chance de vivre dans un endroit aussi exceptionnel. »



