Renouvellement de la gouvernance du Parc naturel régional de l'Aubrac
Réuni à Aubrac pour renouveler sa gouvernance, le Parc naturel régional de l'Aubrac a élu le Cantalien Marc Guibert à sa présidence. Le Lozérien Bernard Bastide, qui occupait ce poste depuis six ans, devient vice-président. Ce changement de présidence s'est déroulé lors du comité syndical électif organisé le mercredi 27 mai 2026 à Aubrac, en Aveyron.
Conformément au principe d'alternance entre l'Aveyron, la Lozère et le Cantal, adopté dès la création du parc, Marc Guibert succède ainsi à Bernard Bastide. Ce dernier avait été élu en 2020, prenant la suite de l'Aveyronnais André Valadier. Bernard Bastide, restaurateur, maire de Nasbinals et conseiller régional, a qualifié cette fonction d'"honneur" et s'est dit "très heureux d'avoir présidé le Parc". Désormais vice-président représentant les communes, il a rappelé son engagement de longue date en faveur du projet aubracois. "J'étais admiratif du travail qu'André Valadier faisait pour unifier l'Aubrac et j'étais le premier à dire en Lozère qu'il fallait se joindre à ce mouvement", a-t-il confié.
Bernard Bastide a également salué l'engagement des élus et des agents du Parc. "L'histoire de l'Aubrac est une histoire de passionnés", a-t-il souligné, évoquant aussi bien les anciens bâtisseurs du projet que les nouveaux délégués appelés à siéger au sein de l'institution. "Les agents du Parc, eux aussi, sont des passionnés de l'Aubrac", a-t-il ajouté.
Une "écologie positive" pour le territoire
Le nouveau président, Marc Guibert, élu de Chaudes-Aigues, a lui aussi mis en avant son attachement ancien à l'Aubrac. Kinésithérapeute et ostéopathe à la retraite, il est notamment connu pour son implication dans le développement des activités de pleine nature et pour avoir fondé l'association Grand Parcours, à l'origine de plusieurs événements sportifs et culturels du territoire.
Aux côtés de Marc Guibert, Christine Sahuet conserve la vice-présidence représentant les régions, tandis que Vincent Alazard représente les départements. Dix représentants des communes ont également été élus au bureau du parc.
Lors de son intervention, le nouveau président a insisté sur les enjeux liés aux transitions écologique, énergétique et agricole. Évoquant notamment l'eau, l'attractivité, l'habitat ou encore l'alimentation, il a plaidé pour "une écologie positive, rurale, vécue et pragmatique", adaptée aux réalités du territoire.



