Sondage : les Français sceptiques sur l’allongement de la vie
Sondage : les Français doutent de l’allongement de la vie

Alors que le Parlement a définitivement adopté, cet été, la proposition de loi relative à l’aide à mourir, un sondage Odoxa pour Buchet-Chastel et Le Figaro Magazine révèle un profond scepticisme des Français sur l’allongement de la vie humaine. Ce télescopage entre deux événements distincts interroge sur la perception du progrès dans l’opinion publique.

Des prévisions très modestes pour l’espérance de vie

Le rapport, intitulé « Les Français et l’allongement de l’espérance de vie », montre que nos concitoyens expriment un fort scepticisme face aux promesses du transhumanisme, qui affirme que les humains pourraient bientôt vivre bien au-delà de 100 ans. Selon les résultats, un bébé né en 2035 vivrait en moyenne jusqu’à 84 ans, et seulement 10 % des personnes interrogées pensent que son espérance de vie pourrait dépasser 100 ans.

Confrontés à l’hypothèse d’une vie au-delà de 150 ans, 77 % des Français ne croient pas qu’elle puisse devenir réalité. Ce chiffre illustre une défiance marquée envers les discours techno-optimistes.

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Un rejet de l’idée de progrès constant

Ce sondage constitue un indice supplémentaire – et ils sont nombreux – du fait que les Français n’adhèrent plus guère à l’idée d’un progrès constant de l’humanité. L’étude, réalisée par Odoxa pour Buchet-Chastel et Le Figaro Magazine, met en lumière un décalage entre les aspirations scientifiques et les attentes réalistes de la population.

Ce scepticisme intervient dans un contexte où le débat sur la fin de vie a été tranché par le législateur, créant un contraste saisissant entre la volonté de maîtriser la mort et le doute sur la capacité à prolonger la vie.

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