La popularité d'Emmanuel Macron et de son Premier ministre Sébastien Lecornu continue de reculer en mai, tandis que les figures du Rassemblement national maintiennent leurs positions, selon un sondage Elabe pour « Les Échos » publié mercredi.
Macron en baisse pour le deuxième mois consécutif
La cote de confiance d’Emmanuel Macron perd trois points en mai à 20 %, après en avoir perdu deux en avril, alors qu’elle avait plutôt progressé pendant l’hiver. Quelque 20 % des Français affirment faire confiance au président de la République « pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays », selon cette enquête.
Lecornu suit la même tendance
La cote de confiance du Premier ministre suit la même tendance. Sébastien Lecornu perd un point en mai, comme en avril, avec 23 % de Français qui déclarent lui faire confiance. Depuis sa prise de fonction, Sébastien Lecornu voit sa cote de confiance évoluer en dents de scie, entre 20 et 25 %, rappelle Elabe.
Bardella et Le Pen résistent
Dans le classement des personnalités, celles du « socle commun » du centre et de la droite, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Gérald Darmanin et Bruno Retailleau reculent chacun de 5 points parmi les Français qui en ont une « image positive ». Édouard Philippe perd même 13 points auprès des électeurs macronistes, et Gérald Darmanin 15 points.
Au Rassemblement national, Jordan Bardella et Marine Le Pen, toujours en haut du classement, « résistent ». Jordan Bardella perd un point et Marine Le Pen reste stable, avec respectivement 37 % et 34 % d’opinions positives. Auprès des électeurs de gauche, François Ruffin conserve la première place et progresse de 7 points à 53 %, après avoir reculé de 8 points les deux mois précédents. Jean-Luc Mélenchon enregistre également un gain de 7 points quelques jours après son annonce de candidature à la présidentielle, après avoir déjà progressé de 5 points en avril.
Le sondage a été réalisé en ligne du 4 au 5 mai sur un échantillon de 1 032 personnes, représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans ou plus, selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est située entre 1,4 et 3,1 points.



