Le dernier baromètre Ipsos BVA-Cesi diffusé par La Tribune Dimanche révèle que la popularité d'Emmanuel Macron est au plus bas depuis son arrivée à l'Élysée en 2017, avec seulement 15 % d'opinions favorables. Ce score, en baisse d'un point par rapport au mois précédent où il avait déjà atteint son niveau le plus faible (16 %), intervient dans un contexte social tendu marqué par la contestation lycéenne et l'envolée du prix des carburants.
Un mécontentement qui se cristallise
Les citoyens placent le pouvoir d'achat (54 %), la pérennité du modèle social (44 %) et la dette publique (33 %) au cœur de leurs inquiétudes. Même au sein de sa propre majorité, le soutien au chef de l'État s'effrite : le bloc central ne le soutient plus qu'à 53 %, contre 47 % de jugements défavorables. Cette érosion intervient à sept mois de l'élection présidentielle, alors que le désamour persiste.
Lecornu se redresse légèrement
À l'inverse, le Premier ministre Sébastien Lecornu amorce un léger redressement. Après avoir subi une baisse drastique de 7 points lors de la précédente mesure, il regagne deux points pour s'établir à 22 % de satisfaction. Cette évolution positive contraste avec la tendance générale du gouvernement.
Le classement des successeurs potentiels
Du côté des figures de l'opposition pressenties pour la suite du mandat, Jordan Bardella et Marine Le Pen conservent la tête du classement avec respectivement 33 % et 32 % d'opinions favorables. Les deux cadres du Rassemblement national enregistrent néanmoins un recul de trois et quatre points, dans un climat alourdi par les révélations de Mediapart concernant des messages antisémites imputés au président du RN — des accusations que l'intéressé dément.
Derrière ce duo, Édouard Philippe progresse d'un point et atteint 20 % d'opinions positives. David Lisnard, lui, grappille quatre points, recueillant 16 % d'avis favorables à son accession à l'Élysée. Le maire de Cannes, qui bénéficie d'un bond chez les sympathisants macronistes, talonne désormais Bruno Retailleau et Gabriel Attal.
François Hollande arrive à la 5e place, se maintenant à 18 % d'opinion favorable. Jean-Luc Mélenchon perd quant à lui deux places, avec 17 % de sondés se montrant favorables à son élection. Ce sondage a été réalisé en ligne du 7 au 8 septembre sur un échantillon de 1 000 personnes majeures, représentatif de la population française, selon la méthode des quotas, avec une marge d'erreur comprise entre 0,6 et 3,1 points.