Une comparution enfin effective
Un an après avoir ignoré une double convocation de l'Assemblée nationale, le milliardaire d'extrême droite Pierre-Edouard Stérin s'est présenté devant la commission d'enquête du Sénat sur les mécanismes de financement des fondations privées en politique. L'audition, qui s'est déroulée le 4 juin 2026 en visioconférence, a permis aux sénateurs de questionner l'homme d'affaires sur ses activités politiques et méta-politiques.
Un parcours controversé
À 52 ans, Pierre-Edouard Stérin est devenu une figure publique après que la presse a révélé l'évolution spectaculaire de ses activités. Initialement purement capitalistiques, celles-ci s'étendent désormais au champ politique. Il finance une myriade de sociétés et d'associations dans le but assumé d'orienter le débat public et de promouvoir l'extrême droite. Il qualifie son camp de « patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens, souverainistes », reprenant les huit lettres de « Périclès », la structure dans laquelle il prétend vouloir investir 150 millions d'euros en dix ans.
Les questions des sénateurs
Les sénateurs ont cherché à comprendre les mécanismes de financement de ses différentes entités, notamment le rôle de ses fondations privées dans le financement de partis politiques ou de mouvements d'extrême droite. Stérin a répondu avec aisance, affirmant que ses actions étaient légales et transparentes. Il a également évoqué sa vision de la politique, estimant que son engagement était nécessaire pour contrer ce qu'il appelle le « déclin de la France ».
Cette audition marque une étape importante dans les travaux de la commission d'enquête, qui doit rendre ses conclusions dans les prochains mois. Les sénateurs espèrent ainsi faire la lumière sur l'influence croissante des fondations privées dans le débat public et sur les possibles dérives démocratiques.



