Ce jeudi 4 juin après-midi, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a effectué une visite très médiatisée à la prison du Gasquinoy à Béziers, accompagné du maire Robert Ménard. Cette opération de communication a été ponctuée de plusieurs annonces importantes pour l'établissement pénitentiaire.
Une visite sous le signe de la surpopulation carcérale
Dès son arrivée, le ministre a interrogé les responsables sur la proportion de détenus étrangers, apprenant que 27 % des 1 240 prisonniers (pour 890 places) sont de nationalité étrangère. « Ils n'ont rien à faire dans nos prisons », a-t-il déclaré fermement. La visite s'est déroulée dans une ambiance tendue, certains détenus tambourinant sur les portes ou hurlant pour interpeller les élus.
17 agents supplémentaires dès septembre
Face à la surpopulation carcérale et au manque d'effectifs, Gérald Darmanin a annoncé l'arrivée de 17 agents supplémentaires à la prison de Béziers à partir de septembre prochain. À l'échelle nationale, il a précisé que 900 recrutements nets seraient effectués, compensant les départs à la retraite.
Une unité de soins spécialisée de 32 millions d'euros
Le garde des Sceaux a également confirmé un budget de 32 millions d'euros pour la création d'une unité de soins spécialement aménagée (UHSA) à proximité du centre pénitentiaire, destinée à prendre en charge les problèmes de santé mentale et d'addictions des détenus.
Des échanges avec le personnel
Au cours de la déambulation, un surveillant a confié avoir reçu un verre dans la tête le dimanche précédent, illustrant les difficultés du métier. En fin de visite, Robert Ménard s'est dit satisfait de la présence du ministre et a rappelé le projet de centre de rétention administrative, affirmant son soutien : « Quand vous m'avez demandé, j'ai dit oui. »
La discussion devait se poursuivre dans le bureau du maire, sans caméra, où le procès à venir de Robert Ménard pour avoir refusé de marier un homme sous OQTF le 30 septembre prochain aurait été évoqué.



