Le cas Fedorova agite les hautes sphères
La présence en France de Xenia Fedorova, chroniqueuse régulière dans les médias du groupe Bolloré et connue pour ses positions favorables au Kremlin, soulève des questions au sein de l'exécutif. Selon des sources proches du dossier, son titre de séjour ferait l'objet d'un examen attentif par les services de l'État.
Une figure controversée
Xenia Fedorova, d'origine russe, intervient fréquemment sur des chaînes comme CNews ou Europe 1, où elle défend des positions alignées sur la propagande russe. Ses déclarations, notamment sur le conflit en Ukraine, ont provoqué l'indignation de plusieurs associations et personnalités politiques.
La question de son statut légal en France se pose désormais. Le titre de séjour, attribué pour des motifs professionnels, pourrait être remis en cause si ses activités sont jugées contraires aux intérêts fondamentaux de la France.
Des interrogations au sommet
Au plus haut niveau de l'État, des discussions ont eu lieu pour déterminer la marche à suivre. Le ministère de l'Intérieur aurait été saisi pour évaluer la situation. Une source gouvernementale indique que « toute personne qui menace la sécurité nationale ou les valeurs de la République peut voir son titre de séjour remis en cause ».
L'opposition s'est emparée du sujet, dénonçant une complaisance du gouvernement envers des figures pro-Kremlin. Plusieurs députés ont interpellé le ministre de l'Intérieur sur ce dossier.
Un précédent inquiétant ?
Des associations de défense des droits de l'homme s'inquiètent d'une possible instrumentalisation politique. Elles rappellent que le droit au séjour ne devrait pas être conditionné par les opinions politiques, sauf en cas de menace avérée.
Xenia Fedorova, de son côté, n'a pas commenté ces révélations. Ses avocats affirment qu'elle respecte toutes les lois françaises et que son titre de séjour est en règle.
L'affaire intervient dans un contexte de tensions accrues entre la France et la Russie, et de débat sur l'influence des médias russes en Europe. Le gouvernement devra trancher, en équilibrant liberté d'expression et impératifs de sécurité.



