Depuis le 16 avril, la commune d'Ollières, près de Saint-Maximin, a pris un arrêté municipal interdisant la traversée du village aux poids lourds de 13 tonnes et plus, sauf dérogation. Cette décision vise à protéger les habitants d'un trafic intense et dangereux, mais la préfecture du Var s'y oppose fermement.
Un trafic quotidien infernal
Le maire d'Ollières, Olivier Barthélémy, dénonce un véritable enfer pour les riverains. La route départementale 3, unique axe pour rejoindre plusieurs communes, voit passer chaque jour des centaines de camions, souvent à grande vitesse, malgré des zones à 30 km/h. Les habitants peinent à sortir de chez eux en toute sécurité. Une étude du Département du Var recense 6 000 véhicules par jour en hiver, 10 000 en été, dont 300 à 600 camions.
Des aménagements refusés
Avant d'en arriver à l'interdiction, le maire avait sollicité des aménagements comme des ralentisseurs ou un giratoire, mais le Département les a refusés. Les services routiers estiment que les vitesses moyennes sont déjà conformes à la réglementation. L'installation de nouveaux dispositifs est en suspens dans l'attente d'un nouveau cadre réglementaire.
L'arrêté contesté par la préfecture
La préfecture du Var a adressé un courrier recommandé le 27 mai, exigeant le retrait de l'arrêté sous quinze jours, sous peine de saisir le tribunal administratif. Elle argue que la RD3 est une route à grande circulation et que l'interdiction impacte les transports exceptionnels et le schéma directeur de circulation du nord-ouest du Var.
Le maire persiste
Olivier Barthélémy maintient sa décision et prévoit, en cas de recours, de transformer la route en sens unique avec feux tricolores pour ralentir le trafic. Il estime qu'un itinéraire de substitution existe via l'autoroute. La préfecture n'a pas répondu à nos sollicitations.



