Procès d'un homme accusé d'avoir tué sa compagne de 18 ans dans les Yvelines
Procès pour meurtre d'une jeune fille de 18 ans dans les Yvelines

Le procès d'un homme accusé d'avoir tué sa compagne de 18 ans en août 2022 s'ouvre ce lundi 11 mai devant la cour d'assises des Yvelines. Raphaël Carvalho, aujourd'hui âgé de 22 ans, est accusé d'avoir mordu sa compagne au visage, de l'avoir poignardée à plusieurs reprises puis de l'avoir étranglée.

Des faits d'une violence extrême

Le jour du drame, une voisine de l'accusé, qui résidait alors à Carrières-sur-Seine, avait alerté la police vers 3 heures du matin après avoir entendu des cris. À l'arrivée des forces de l'ordre, Raphaël Carvalho les avait laissées entrer en déclarant avoir « fait une connerie ». La jeune fille, morte et ensanglantée, a été retrouvée dans la cuisine, près d'un couteau à steak.

En couple depuis seulement deux mois et demi avec la victime, Raphaël Carvalho a reconnu être l'auteur des violences mais a soutenu durant l'enquête ne pas avoir voulu donner la mort. Selon sa version, il a porté un premier coup après un « mot de trop », mais c'est la victime qui l'aurait approché avec un couteau, avant qu'il ne s'en saisisse. Il affirme que la jeune fille l'attaquait avec son téléphone portable et qu'il se serait défendu avec le couteau à ce moment-là.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un profil d'alcoolique jaloux

L'ordonnance de mise en accusation, dont l'AFP a eu connaissance, décrit l'intensité de la colère de Raphaël Carvalho, son acharnement, avec une succession de coups de poing, neuf coups de couteau dont trois dans des zones vitales, des morsures, des étranglements et des suffocations manuelles. L'instruction relève une consommation élevée d'alcool et estime que l'accusé présentait un profil d'alcoolique non assumé et une jalousie maladive.

Me Fabien Arakelian, avocat des parents, du frère, de l'oncle et de la tante de la victime, dénonce l'horreur des faits et l'abject du positionnement de l'accusé. Il s'interroge sur ce que des parents peuvent attendre de la justice quand on leur a enlevé leur fille de 18 ans dans des circonstances empreintes d'une violence extrême, évoquant la barbarie du crime.

Un procès attendu

L'avocate de l'accusé, Me Julie Lehut, n'a pas souhaité s'exprimer avant le procès, qui doit s'achever mercredi. Ce procès intervient dans un contexte où les féminicides restent nombreux en France : selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale