Plage non surveillée : parents vigilants face aux dangers de l'océan
Plage non surveillée : parents vigilants face aux dangers

Sur la plage de la Salie nord, la prudence est de mise

En arrivant ce dimanche sur le parking de la plage de la Salie nord, à La Teste-de-Buch, deux nouvelles attendent les visiteurs. La mauvaise : les caillebotis n'ont pas encore été posés sur le chemin, obligeant à marcher dans le sable mou jusqu'à l'océan. La bonne : la brise thermique venue de l'océan s'est levée, apportant une fraîcheur bienvenue. Au sommet de la dune, une fille s'exclame : « Ha c'est magnifique ! », devant un paysage où l'eau mêle bleu profond et turquoise, plissée par la houle venue des profondeurs boréales de l'Atlantique.

Des parents aux aguets

David, 53 ans, venu du Lot-et-Garonne avec sa fille Noa, 12 ans, et son fils Louka, 9 ans, explique : « C'est beau l'océan, mais faut faire gaffe. Je savais que cette plage n'était pas encore surveillée. Mais j'ai en tête les baïnes, les vagues. Les vagues se croisent parfois, peut-être qu'il y a une baïne ici. Mes enfants sont briefés : on se mouille les pieds, on ne va pas plus loin que de l'eau aux genoux. Ils se baigneront cet après-midi au lac. »

À quelques dizaines de mètres au large, la houle se hérisse avant de fondre pour rugir et cogner le sable. La baïne se verra mieux quand la marée aura baissé. Mais David n'a pas besoin de sermonner Louka pendant des heures : le mètre de houle qui tape en shorebreak sur la plage est infiniment plus persuasif. « De toute façon, je reste avec eux. Ça arrive si vite. On ne sait jamais ce qui peut se passer d'une seconde à l'autre. Après, ils adorent, c'est beau quand même, non ? »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des méthodes de vigilance variées

Non loin, une maman est venue avec son grand fils de 29 ans. Elle ne lui tient pas la main, mais confie : « Vous savez, quand on a des enfants, on s'inquiète toujours, tout le temps ! » Le fiston rigole, conscient d'être grand maintenant.

Franck, quant à lui, ne lâche pas la main de Gabriel, 6 ans : « L'océan sans moi, c'est interdit ! » Habitué de cette plage, il explique : « Avec Gabriel, on rigole en se baignant, mais pas que. Pour mon fils, l'océan, les vagues, c'est s'amuser mais c'est aussi un apprentissage. Je lui montre que c'est dangereux, qu'il faut faire attention. Il doit comprendre la force des vagues, et aujourd'hui il voit que ça pousse quoi ! Après, il a six ans hein ! »

Zohair reste aussi avec Lyam, 8 ans, dès le premier pied dans l'eau. « Et quand je vais me baigner, ma compagne me relaie. On ne le laisse jamais seul. Une minute d'inattention et il peut y avoir un drame. Lyam est impressionné par la houle, alors même si c'est rigolo les vagues, il fait gaffe parce que ça bouscule un peu aujourd'hui ! »

Même Salomé et Bastien, 28 ans, qui ont emmené Dogo, un teckel à poils longs un peu foufou, ne se relâchent pas. « Déjà, il a peur de l'eau, alors avec ces vagues, vous imaginez ! Mais bon, c'est comme un gosse, on le surveille quand même. » Une sage prudence face à la force des vagues océanes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale