Le Premier ministre Sébastien Lecornu a exigé ce 19 août la création urgente d’une unité spécialisée au sein de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Cette mesure fait suite au piratage massif des données de 700 000 contribuables français, attribué au groupe « ZéroBytes ».
Une réponse opérationnelle plus réactive
Ce 19 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à l’ANSSI de constituer une « nouvelle unité cyber » pour offrir une « réponse opérationnelle plus réactive » aux cyberattaques qui visent la France. « Il y a urgence à concevoir et conduire sans délai une réponse opérationnelle plus réactive et plus forte aux cyberattaques que l’État rencontre actuellement. Il faut reprendre l’initiative sur le terrain », écrit le Premier ministre dans un courrier adressé au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, reconnaissant et déplorant par ailleurs qu’en termes de cybersécurité, « peu de ministères sont au niveau requis » en France.
Les autorités françaises ont présenté mardi leurs excuses, face au piratage massif du fisc, avec un vol de données qui concerne près de 700 000 personnes. Les prétendus pirates du vol de données se prénomment « ZéroBytes » et assurent également avoir volé les données de l’Éducation nationale en juillet.
« Peu de ministères sont au niveau requis »
« Je vous demande de constituer une équipe de contact composée d’agents de l’ANSSI et chargée d’intervenir en première ligne en cas de suspicion d’atteinte grave à l’intégrité du système d’information de l’État », appuie Sébastien Lecornu dans ce courrier dont l’AFP a obtenu copie. Le Premier ministre reconnaît et déplore qu’en termes de cybersécurité, « peu de ministères sont au niveau requis » en France. « Ce n’est pas acceptable », ajoute-t-il.
Le chef du gouvernement demande également au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale qu’une « proposition d’organisation et de règle d’engagement de cette nouvelle unité » lui soit présentée d’ici vendredi.
Un audit approfondi et des données compromises
Lundi, le Premier ministre avait déjà demandé à l’ANSSI de réaliser un « audit approfondi » sur le vol de données ayant affecté la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Parmi les informations fiscales des particuliers dérobées figurent les noms et prénoms, le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou encore le taux de prélèvement à la source.
La France figure parmi les pays les plus ciblés par des cyberattaques, en raison de l’attractivité de ses données mais aussi de certaines faiblesses de ses défenses. Les responsables du piratage des données du fisc assurent avoir vendu les fichiers pour des « milliers d’euros ».



