Vendredi 22 mai, la police a procédé à de nouveaux contrôles en gare d'Arcachon à la sortie des trains en provenance de Bordeaux. Elle réalise également régulièrement des contrôles sur les routes, et les conduites sous stupéfiants ont désormais dépassé les alcoolémies.
Un dispositif coordonné en gare
Il est 14 heures et le train vient d'entrer en gare d'Arcachon. La chaleur est accablante ce vendredi 22 mai sur le quai brûlant. Les voyageurs sortent en nombre des rames. Il y a beaucoup de jeunes, venus profiter d'un long week-end chaud et ensoleillé. En descendant du train, ils n'ont d'autre choix que de passer devant plusieurs policiers nationaux et municipaux installés sur le quai.
Un véritable dispositif a été mis en place pour s'assurer que personne ne puisse échapper à la vigilance des forces de l'ordre. Il s'agit d'une opération de contrôle coordonnée, dans le cadre du Plan départemental de restauration de la sécurité au quotidien, sous l'autorité du procureur de la République. « La coopération est très bonne », assure le sous-préfet d'Arcachon, Jean-Louis Amat, venu assister à cette nouvelle opération. La sûreté ferroviaire y est associée. Quant aux gendarmes, ils effectuent des contrôles identiques dans leur secteur, à l'arrêt des trains en gares de Gujan-Mestras, Le Teich, Biganos ou Marcheprime.
Des fouilles aléatoires mais peu de résultats
À Arcachon, ce vendredi 22 mai, les officiers de police arrêtent au hasard des voyageurs qui descendent, demandent s'ils transportent des armes ou de la drogue, et fouillent les sacs et les vêtements pour le vérifier. Un chien est présent pour détecter les stupéfiants. Dans ce train, rien n'a été trouvé. Il est d'ailleurs assez rare que des stupéfiants soient découverts en gare sur des voyageurs, même si la consommation de drogue, en particulier de cocaïne, est en forte hausse dans le pays. C'est plus souvent le cas sur la route, où les policiers peuvent tester les conducteurs, ce qu'ils ne font pas à la sortie d'un train.
Des chiffres révélateurs
Les statistiques parlent d'elles-mêmes. Dans la gare d'Arcachon, en zone police, cinq amendes forfaitaires délictuelles pour stupéfiants ont été dressées l'an dernier, et autant depuis le début de l'année, pour neuf opérations de contrôle comme celle de vendredi. En zone gendarmerie, dans plusieurs gares, 25 amendes ont été infligées sur la même période d'un an et demi pour dix opérations de contrôle. Ces amendes sont de 200 euros pour un simple consommateur, mais le législateur envisage de les porter à 500 euros pour être plus dissuasif.
Sur la route, les statistiques sont bien plus impressionnantes concernant les stupéfiants. « On dépasse maintenant les alcoolémies au volant », constate le commandant de police d'Arcachon, Ronan Bompas. Lundi 18 mai, par exemple, un soir ordinaire en semaine, un contrôle a permis de relever trois conduites sous stupéfiants. Les chiffres sont éclairants : en 2024 et 2025, la hausse des conduites sous stupéfiants a été de 10 %. Et en mars-avril de cette année, 39 conduites sous stupéfiants ont été enregistrées, soit en deux petits mois 26 % des contrôles positifs de toute l'année 2025. Autrement dit, le bassin d'Arcachon est un lieu où l'on consomme beaucoup mais où les trafics sont ponctuels et rarement installés dans la durée.
L'opération de vendredi en gare d'Arcachon sert aussi à rappeler que la police veille.



