Dissolution de deux groupuscules extrémistes : Patria Albiges et Front de Rue
Dissolution de deux groupuscules extrémistes

Le gouvernement français a annoncé ce mercredi son intention de dissoudre deux groupuscules radicaux, l'un d'extrême droite et l'autre d'extrême gauche. Il s'agit de Patria Albiges, un groupe identitaire basé dans le Tarn, et du Front de Rue, une mouvance d'ultra-gauche parisienne. Cette décision a été présentée en conseil des ministres par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

Patria Albiges : un groupuscule identitaire

Patria Albiges est une petite organisation d'extrême droite fondée en 2018 dans la région d'Albi. Ses membres, souvent vêtus de noir et arborant des symboles celtiques, sont connus pour leurs actions musclées lors de manifestations locales. Le groupe prône la défense de l'identité blanche et s'oppose violemment à l'immigration. Selon les renseignements, il compterait une trentaine de militants actifs, mais ses liens avec d'autres mouvances radicales inquiètent les autorités.

Front de Rue : l'ultra-gauche dans le viseur

De son côté, le Front de Rue est un collectif informel d'ultra-gauche, actif principalement à Paris et en région parisienne. Ce groupe, qui se réclame de l'antifascisme et de la lutte anticapitaliste, est régulièrement impliqué dans des affrontements avec les forces de l'ordre lors de manifestations. Il est accusé d'appeler à la violence contre les symboles de l'État et de participer à des actions de sabotage.

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Une procédure accélérée

La dissolution est prononcée par décret en Conseil des ministres, sur la base de la loi du 10 janvier 1936 relative aux groupes de combat et milices privées. Le gouvernement invoque la participation de ces groupes à des actions violentes et des appels à la haine. Les deux organisations disposent d'un délai pour présenter leurs observations avant la publication du décret.

Cette annonce intervient dans un contexte de durcissement de la lutte contre l'extrémisme. Le ministre de l'Intérieur a déclaré : "La République ne tolérera pas que des groupuscules appellent à la violence et menacent l'ordre public."

Les réactions politiques sont partagées. À droite, on salue une décision ferme, tandis qu'à gauche, certains s'inquiètent d'une dérive liberticide. Des associations de défense des droits humains ont déjà annoncé leur intention de contester ces dissolutions devant le Conseil d'État.

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