Ce lundi 1er juin à 13 h 30, le tribunal correctionnel de Nice jugera deux individus pour leur participation aux violences présumées commises contre des footballeurs de l'OGC Nice dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2025. Au retour d'un match à Lorient, le bus de l'équipe de Ligue 1 a été pris pour cible par environ 300 supporters au centre d'entraînement. L'ambiance était tendue et agressive, marquée par des cris, des insultes et des jets de fumigènes.
Des joueurs agressés
Deux joueurs ont porté plainte, affirmant avoir reçu des coups de poing, des coups de pied, des crachats et des insultes. L'un d'eux a obtenu une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours. Une enquête a été ouverte pour « violences aggravées, participation à un groupement préparant des violences ou dégradations et non-empêchement d'un délit contre l'intégrité corporelle », confiée à la police judiciaire de Nice.
Deux meneurs identifiés
Plusieurs auditions ont mis en cause deux meneurs, décrits comme « des leaders des ultras montés dans le bus au moment où il était stoppé par les supporters », selon le procureur de la République. Le premier, né en 1983 à Nice, a déjà été condamné à deux reprises : en 2014 pour avoir perturbé un match en pénétrant sur le terrain, et le 30 janvier dernier à six mois d'emprisonnement avec sursis pour avoir frappé et intimidé un journaliste. Le second, né en 1994 à Nice, a un lourd passé judiciaire, avec des condamnations pour violences liées à des manifestations sportives.
Saisie d'armes
Lors de l'interpellation des deux suspects jeudi 28 mai 2026, les enquêteurs ont saisi plusieurs couteaux à cran d'arrêt, deux bombes lacrymogènes et une matraque télescopique au domicile du plus jeune. Les deux hommes ont été déférés samedi 30 mai dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate pour violences aggravées et participation à un groupement préparant des violences ou dégradations. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire, mais le juge des libertés et de la détention ne l'a pas validé pour l'individu né en 1983, placé sous contrôle judiciaire.
Les accusés contestent
Les deux ultras nient toute implication dans ces violences, affirmant au contraire avoir cherché à apaiser la situation. Leur procès s'annonce comme un moment clé pour faire la lumière sur ces événements qui ont secoué le football niçois.



