Visite préfectorale sur le chantier des barrages de Sainte-Cécile et des Camboux
Chantier des barrages : visite du préfet dans le Gard

Le préfet Jérôme Bonet, accompagné du sous-préfet Émile Soumbo et de nombreux élus, s'est rendu sur le chantier des barrages de Sainte-Cécile-d'Andorge et des Camboux, dans le Gard. Cette visite visait à constater l'avancement des travaux engagés en 2024 et qui se poursuivront jusqu'en 2028.

Un chantier d'envergure pour renforcer la sécurité

La délégation comprenait également Patrick Malavieille, vice-président du Département du Gard, les maires des communes concernées, Denis Barral, directeur général des services du CD 30, et Nicolas Bouretz, directeur de l'eau et responsable du chantier. L'objectif principal des travaux est d'améliorer la sécurité de l'ouvrage.

La visite a débuté dans le local des gardiens, où est assuré le suivi permanent des paramètres du barrage : gestion des alertes, relations avec le Sdis, organisation des astreintes de sécurité. Pour rappel, la cote normale de retenue est de 242 mètres et le niveau de déversement de 264 mètres. Le barrage peut stocker jusqu'à 17 millions de mètres cubes d'eau, avec un débit maximal actuel de 920 mètres cubes par seconde. Les travaux ne visent pas à augmenter la capacité de stockage, mais à porter le débit maximal de 920 à 1 790 mètres cubes par seconde.

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Des mesures environnementales et techniques

La visite s'est poursuivie sur la zone de vie, une ancienne guinguette, où ont été présentées les mesures environnementales et les compensations mises en place. Les participants ont ensuite découvert la zone de traitement des matériaux issus de l'aval du barrage : les blocs sont broyés puis transformés en béton compacté au rouleau (BCR), grâce aux installations de stockage, de concassage et à la cimenterie. Le BCR ainsi produit est acheminé vers l'ouvrage à l'aide de deux tombereaux à chenilles.

L'intérieur du barrage dévoilé

Enfin, la visite s'est terminée par l'exploration de l'intérieur du barrage, qui est resté inchangé depuis sa construction. Les visiteurs ont pu observer les pertuis par lesquels l'eau s'écoule toute l'année. Chacun peut évacuer jusqu'à 300 mètres cubes par seconde, soit 600 mètres cubes par seconde au total, auxquels s'ajoutent 300 mètres cubes par seconde pour la tulipe intermédiaire située entre la cote basse et la cote de déversement. Cette situation ne s'est jamais produite depuis la mise en service de l'ouvrage. Les vannes, quant à elles, ne sont ouvertes que lors d'épisodes de crue importants. Elles ne servent pas à augmenter le débit, mais à le fluidifier et à évacuer les sédiments, comme les limons et autres matériaux, susceptibles de gêner l'écoulement.

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